le 20/07/2010 à 20h11
(Boursier.com) -- BNP Paribas Investment Partners explique que la période récente, qui a vu encore d'amples variations sur les prix des actifs risqués, se caractérise par deux phénomènes principaux :
Le premier est une phase de digestion par les marchés de la faiblesse à venir de la croissance des pays développés : l'existence d'un "deleveraging" et l'arrêt ou l'inversion des stimuli budgétaires, alors que certains accélérateurs cycliques de la croissance (stocks...) s'estompent, devrait faire retomber les économies occidentales sur une tendance de croissance faible.
Le second est un "rééquilibrage du pessimisme" entre zones développées. Le deuxième trimestre 2010 aura été marqué par une focalisation sur les problèmes de la zone euro : risque souverain périphérique, croissance faible, gouvernance...
"Si le risque de retour en récession de l'économie mondiale ne peut être exclu, il nous semble toutefois limité compte tenu du dynamisme de nombre de pays émergents, de l'ampleur des mesures mises en place ces dernières années et des politiques monétaires qui vont rester accommodantes pendant encore longtemps dans les principaux pays développés", explique le Groupe. "Nous maintenons notre scénario de croissance plus modérée à partir du second semestre 2010 et au-delà, ce qui ne constitue pas un obstacle incontournable pour la progression des marchés boursiers dans un contexte de liquidité abondante et de valorisation raisonnable".
"Cependant, les défis structurels à relever au cours des prochaines années et l'absence de fort catalyseur en période d'interrogation sur la pérennité de la croissance économique et des profits nous incitent à rester prudents sur les actions à moyen terme", ajoute BNP Paribas Investment Partners.
D.M. - ©2010, 2012 www.boursier.com
Graphiquement c'est baissier, certes avec de beaux rebonds. Pour moi, les résultats trimestriels ne reflètent pas l'économie mondiale, c'est bien grâce aux divers aides d'états.
Les entreprises font moins de marges, pour les semis conducteurs, c'est le réinvestissement des entreprises pour être plus concurrencielles, le boom des smartphones et netbooks. Les populations pensent à se faire plaisir après un long moment d'épargne même aux states (bizarre on ne parle plus du niveau d'épargne des américains qui n'a jamais été aussi élevé ces derniers mois). Ces très bons résultats masquent la réalité profonde de l'économie. Les achats de maisons sont bas, le chômage croît toujours, fini le temps des aides, pas encore celui de la hausse des impôts, mais jusqu'à quand?
Les grandes banques ont faits de bien grands profits pendant cette période noire 2008-2009, étonnant non? Merci Messieurs les présidents ou plutôt les citoyens. Maintenant, cela ne suffit plus faut pêcher du côté des niches fiscales. Encore septique?
Le mois de septembre, c'est la rentré des classes politiques, attention aux mauvaises nouvelles, la macro va encore faire chavirer les indices. 2011 sera l'année un meilleur cru?