(Boursier.com) -- La pression sur l'euro venue d'Espagne qui est restée forte toute la semaine s'est un peu relâchée ce vendredi en raison de rachats de vendeurs à découvert après l'annonce de chiffres américains décevants. Le dollar a en effet pâti de la publication par le Département américain au Travail de la création de seulement 69.000 emplois non-agricoles en mai, contre un consensus de marché qui était voisin de 150.000.
Le taux de chômage est quant à lui ressorti en hausse sur le mois écoulé à 8,2%, contre 8,1% de consensus et 8,1% en avril. Les créations de postes d'avril ont aussi été révisées en forte baisse cette fois à 77.000, contre 115.000 auparavant. Celles de mars ont été ajustées à 143.000, contre 154.000... La monnaie unique termine du coup au-dessus des 1,24/$ entre banques ce soir.
L'euro s'est aussi appuyé sur les démentis du FMI concernant un plan de sauvetage à destination de l'Espagne pour remonter légèrement. "Il n'y a aucun plan de ce genre... Nous n'avons reçu aucune requête en ce sens et nous ne préparons absolument rien en vue d'un soutien financier quelconque", a ainsi affirmé la directrice générale du Fonds, Christine Lagarde.
Madrid tente actuellement de lever des capitaux, via le fonds public espagnol d'aide aux banques (Frob), afin d'injecter 19 MdsE pour sauver Bankia, la 4ème banque du pays... Les analystes estiment toutefois que le succès de cette émission de titres n'est pas garantie, et que le système bancaire espagnol dans son ensemble pourrait nécessiter des montants dépassant largement ses capacités...
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