le 05/07/2006 à 22h37
(Boursier.com) -- Revenues sur les devants de la scène, habituées des mouvements spéculatifs violents ou nouvelles entrantes de 'poids' de la cote, ces valeurs ont connu des volumes particulièrement significatifs ce jour :
* HF Company (5,7% du capital négocié) : Après 36,6% de chute hier mardi dans un volume déjà exceptionnel de plus de 0,2 MT, HF Company perdait encore plus de 5,8% ce mercredi à 19,30 euros, dans 238 milliers de pièces, soit plus de 5,7% du capital négocié. La faute à un avertissement mal reçu, qui intervient dans des conditions de marché plus que médiocres sur le segment des moyennes capitalisations. Après l'avertissement délivré lundi soir, la direction de HF Company a précisé hier soir que la baisse attendue du résultat net 2006, d'un quart, était à comparer aux anciennes prévisions de 8 ME. Ainsi, le RN est attendu de l'ordre de 6 Millions d'euros sur l'année 2006, en repli de 12% en comparaison de l'exercice antérieur.
* Scor (2% du capital négocié) : L'action Scor regagnait finalement 2,3% ce soir à Paris, à 1,80 euro, dans des volumes épais avec 2% du capital traité sur la journée. Les investisseurs apprécient le retour à l'offensive du réassureur, qui a annoncé le rachat du réassureur vie allemand Revio pour 605 Millions d'euros plus 50 ME de dette. Une opération qui placera la branche "Vie" du groupe de Denis Kessler au 4ème rang mondial de la spécialité, derrière des "poids lourds" comme Swiss Re et Munich Re. Par ailleurs, l'agence Moody's a placé la notation crédit de la Scor sous surveillance en vue d'un possible relèvement. Cela concerne la note "Baa1" de solidité financière d'assureur, la note "Baa1" senior et "Baa3" subordonnée du réassureur. Moody's précise que le relèvement de note devrait, selon toute probabilité, être limité à un cran.
* Arcelor (1,9% du capital négocié) : 2,2% de déclin ce soir sur la valeur Arcelor, à 35,3 euros environ, dans un volume de 1,9% du capital. La Commission de Surveillance du Secteur Financier luxembourgeoise (CSSF) a approuvé hier un deuxième supplément à la note d'information relative à l'offre publique mixte d'achat et d'échange de Mittal Steel sur Arcelor. L'Autorité des Marchés Financiers Française (AMF), la Commission bancaire, financière et des assurances belge (CBFA) et la Comisión Nacional del Mercado de Valores espagnole (CNMV) ont également validé le document. La période d'offre a été prolongée au 13 juillet 2006 inclus. L'offre sera toujours clôturée le même jour dans l'ensemble des juridictions concernées par l'offre, à savoir le Luxembourg, la France, la Belgique, l'Espagne et les États-Unis. Mittal Steel espère que les résultats de l'offre seront annoncés le 26 juillet prochain et que le règlement livraison des titres proposés et du cash pourra intervenir le 1er août.
* IT Link (1,8% du capital négocié) : Le titre IT Link pointait ce mercredi sur un gain notable de 11,1% à 5,79 euros, dans un volume particulièrement fourni de 1,8% du capital traité. A 09h29, une application traitée à 5,25 euros a vu transiter 0,79% du capital du Groupe de services informatiques spécialiste des technologies embarquées, pour un montant de 72 KE. Un bloc qui a donc mis le feu aux poudres. Début mai, IT Link avait dévoilé pour mémoire un CA de 3,5 ME au titre de son 1er trimestre 2006, en progression organique de 37% en glissement annuel. Une activité soutenue sur l'ensemble des domaines de l'ingénierie et de l'informatique embarquée, grâce à une bonne adaptation de l'effort commercial, expliquait alors le Groupe.
* eBizcuss.com (1,5% du capital négocié) : 6,3% de hausse ce soir sur la valeur, à 1,86 euro, dans un volume nourri de 1,5% du capital... Le Groupe a annoncé ce jour la signature du traité de fusion avec Motek, signature intervenue le 30 juin dernier. L'opération reste encore soumise à l'approbation des assemblées générales des sociétés prévues début septembre. La société explique que l'intégration du Groupe Motek dans le périmètre d'eBizcuss contribuerait à un changement de taille significatif. "Le catalogue produits, les offres de services, les sites e-commerce et le maillage de points de vente des deux sociétés seraient des atouts majeurs pour le développement du Groupe".
* EADS (1,4% du capital négocié) : Après le rebond de la semaine dernière, le titre EADS reste sous pression depuis 3 séances, avec un repli qui avoisinait encore 4% sur la séance du jour à Paris. L'action est revenue ainsi sur les 20,5 euros, soit des niveaux planchers depuis juin 2004 si l'on excepte la séance noire du 14 juin dernier, au cours de laquelle elle avait touché un point bas à 16,75 euros, qui constituait un plancher depuis mai 2004. La spéculation s'est emparée du dossier depuis les déboires de l'A350, les retards de l'A380, la sortie programmée de Lagardère et de BAE Systems, ou le timing inopportun des levées de stock options / cessions des dirigeants. Malgré l'arrivée de nouveaux dirigeants à la tête du consortium européen et de sa filiale Airbus, le dossier a bien du mal à se stabiliser. Pendant ce temps, la presse américaine se délecte des difficultés de l'arrogant concurrent de Boeing, dont les commandes d'avions civils devraient à peine atteindre le tiers de celles du groupe de Chicago à l'issue du 1er semestre 2006.
L.R. - ©2006, 2012 www.boursier.com