Pétrole : ça flambe avec l'Opep et la baisse des stocks US !

(Boursier.com) — Le cours du pétrole a repris nettement le chemin de la hausse, mercredi, profitant notamment de l'annonce d'une forte baisse des stocks hebdomadaires de brut aux Etats-Unis. Par ailleurs, à l'occasion de la Conférence mondiale "Oil & Money" sur le pétrole à Londres, plusieurs membres de l'Opep ont exprimé leurs espoirs au sujet de la mise en oeuvre de la baisse de la production du cartel.

Mercredi soir, le cours du baril de brut américain WTI bondissait de 2,8% à 51,70$ après être tombé sous le seuil psychologique de 50$, lundi, sur fond de doutes sur la mise en oeuvre concrète de la baisse de production promise fin septembre par l'Opep. Le Brent de la Mer du Nord s'appréciait de 2,2% à 52,83$ le baril.

L'Opep confiante dans la mise en oeuvre de son accord du 28 septembre

Le ministre saoudien de l'Energie, Khalid al-Falih, s'est dit optimiste, mercredi, sur le rééquilibrage du marché pétrolier. A l'occasion de la conférence Oil & Money de Londres, il a estimé que l'accord de l'Opep permettra d'accélérer le rééquilibrage de l'offre et de la demande. Les stocks américains reculent, et l'offre et la demande se rééquilibrent, a-t-il expliqué, estimant que "nous sommes maintenant à la fin d'un ralentissement considérable" des prix du l'or noir. M. Al-Falih a ajouté que "de nombreuses nations" (qu'il n'a pas nommées) étaient prêtes à se joindre à l'Opep pour soutenir les cours. Jusqu'à présent, seule la Russie s'est dite prête à coopérer avec l'Opep.

La veille, le secrétaire général du cartel pétrolier, Mohammed Barkindo, s'était lui aussi dit "optimiste" sur la conclusion d'un accord de limitation de l'offre de pétrole d'ici au 30 novembre, date de la prochaine réunion officielle de l'Opep à Vienne.

Du côté des stocks américains, le Département à l'Energie a fait état mercredi d'une baisse surprise des stocks commerciaux de 5,2 millions de barils lors de la semaine close au 14 octobre, à 468,7 millions de barils. Le consensus tablait sur une hausse de 2,7 millions de barils.

Un prix du baril contenu entre 50$ et 60$ à moyen terme ?

Si la période de dépression des prix semble désormais passée, peu d'experts anticipent une forte hausse des cours du pétrole, qui devraient rester dans une fourchette de 50 à 60$ le baril en 2017 et au-delà. En effet, le récent rebond des cours devrait encourager certains producteurs, en particulier les exploitants américains de pétrole de schiste à augmenter leur production, ce qui limitera la hausse des cours.

Fatih Birol, le directeur exécutif de l'Agence internationale de l'Energie (AIE), lui aussi présent à Londres, a ainsi déclaré à l'agence 'Bloomberg', que "toute hausse des prix autour de 60$ le baril donnerait un signal fort à l'industrie américaine du schiste ".

Présents eux aussi à Londres, les patrons des trois plus importants négociants mondiaux de pétrole, Vitol Group, Gunvor Group et Mercuria Energy Group, ont dit tabler sur un cours du brut situé entre 55$ et 58$ d'ici à un an.

Total craint une réduction de l'offre à moyen terme, mais ExxonMobil n'y croit pas

Plusieurs patrons de "majors pétrolières" ont également minimisé le risque d'une nouvelle flambée des cours dans les prochaines années. Le directeur général d'ExxonMobil, Rex Tillerson, a ainsi estimé que le potentiel de production de l'industrie américaine du schiste maintiendrait les prix de l'or noir à un niveau assez bas pendant plusieurs années. Le directeur général d'ExxonMobil n'envisage donc pas d'effondrement de l'offre dans 4 à 5 prochaines années, malgré la forte baisse des investissements de l'industrie pétrolière mondiale depuis deux ans pour faire face au plongeon des cours. De son côté, Le CEO de ConocoPhillips, Ryan Lance est allé dans le même sens, soulignant que certains puits de pétrole de schiste sont désormais rentables à partir de 40$ le baril.

D'autres professionnels du secteur se montrent plus inquiets pour l'avenir, à commencer par le patron du groupe français Total. Dans son intervention à Londres, Patrick Pouyanné a dit craindre que dans quelques années, l'offre ne puisse plus répondre intégralement à la demande pétrolière, en raison de la forte baisse des investissements survenus dans le secteur. Les investissements dans le secteur pétrolier mondial sont en effet tombés de 700 milliards de dollars il y a deux ans à 400 Mds$ cette année.

— ©2016, Boursier.com

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