(Boursier.com) -- Le ton s'est durci encore un peu plus du côté allemand ce vendredi, alors que la rigueur budgétaire défendue par la chancelière Angela Merkel reste sous le feu des critiques. Cette dernière a réitéré vendredi son opposition à la mutualisation de la dette européenne, encore défendue hier par François Hollande, lors de sa rencontre avec le président du Conseil italien Mario Monti. Le chef de l'Etat a parlé "d'obligations qu'on peut appeler euro-bonds, euro-bills, fonds d'amortissement". "Ça renvoie à des réalités différentes, mais nous avons besoin de nouveaux instruments, qui supposeront eux-mêmes plus d'intégration", a ajouté François Hollande.
L'Allemagne et la France s'accordent cependant sur un point : celui de donner davantage de pouvoir à la BCE pour contrôler le secteur bancaire. "Nous devons réfléchir à une supervision bancaire qui ne soit pas sous le contrôle des intérêts nationaux mais qui soit indépendante. Ce rôle pourrait être tenu, par exemple, par la Banque centrale européenne", a estimé Angela Merkel.
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