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Peines avec sursis requises contre les ex-salariés de Goodyear

L'accusation a requis des peines de deux ans de prison avec sursis contre les 8 anciens salariés du fabricant de pneus. En première instance, ils avaient été condamnés à neuf mois de prison ferme pour avoir séquestré deux cadres de Goodyear.

Peines avec sursis requises contre les ex-salariés de Goodyear
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Les huit anciens salariés de Goodyear, jugés mercredi en appel pour avoir séquestré deux cadres du groupe, pourraient finalement éviter la prison... L'accusation a en effet requis contre eux des peines de 24 mois de prison avec sursis.

L'avocat général, Dominique Tailhardat a toutefois estimé que dans cette affaire, "la dignité humaine a été touchée et nous ne pouvons pas tolérer ce genre de comportement quel que soit le contexte".

Des milliers de manifestants en soutien

Les 8 anciens salariés du fabricant de pneus avaient été condamnés en janvier dernier à neuf mois de prison ferme pour avoir séquestré deux cadres de l'entreprise par le tribunal correctionnel d'Amiens.

Mercredi, la CGT, qui réclame leur relaxe pure et simple, face à une décision qu'elle considère injuste, a mobilisé plusieurs milliers de manifestants devant la Cour d'appel d'Amiens. Ils étaient environ 5.000 au rendez-vous, un chiffre cependant en-deçà de ce qu'espérait la CGT, qui tablait sur la venue de 10.000 à 15.000 militants.

"Nous avons, nous, les 8 condamnés, besoin de vous, de votre présence en nombre. Depuis la condamnation, nous avons parcouru toute la France (...) partout nous avons reçu le même accueil, de personnes à la fois choquées et déterminées à venir le jour de l'appel à Amiens", a écrit le secrétaire général de la CGT Goodyear, Mickael Wamen, dans un communiqué.

Une condamnation jugée "lourde" par M.Valls

Pour mémoire, le directeur des ressources humaines et le directeur de la production avaient été retenus entre le 6 et le 7 janvier 2014 dans l'usine de pneumatiques occupée par plusieurs dizaines de salariés. Ces derniers avaient justifié leur geste par la "détresse sociale" dans laquelle ils se trouvaient et avaient réfuté toute préméditation...

En janvier dernier, le Premier ministre, Manuel Valls, avait qualifié la condamnation de "lourde", tout en la "respectant". "Le combat syndical est toujours respectable. (...) Tout n'est pas permis, y compris quand la violence sociale est très importante", avait-il souligné...

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