(Boursier.com) -- Le ministre du Redressement productif, va demander à la direction de PSA de réduire la taille du plan social annoncé en juillet dernier, pour répartir justement les efforts. Arnaud Montebourg reçoit à ce sujet cet après-midi le président du directoire du constructeur automobile, Philippe Varin. "Nous n'acceptons pas ce plan en l'état", a répété le ministre, ce matin au micro de 'France Inter'. "Le rapport Sartorius (...) valide toutes les critiques que j'ai pu exprimer vis-à-vis de la direction de Peugeot", a-t-il ajouté. Le document souligne notamment que le plan tel que celui présenté par la direction de PSA ne peut pas viser uniquement à réduire les pertes en taillant dans les dépenses.
"Partager l'effort"
Et c'est justement sur ce point qu'Arnaud Montebourg veut faire évoluer les discussions. Il faut "demander des efforts à tout le monde y compris aux actionnaires", a-t-il martelé. "Distribuer des dividendes quand on s'apprête à faire un plan social, pour le gouvernement c'est inadmissible", a-t-il souligné. L'année dernière, alors que la direction avait déjà prévu de fermer Aulnay, PSA a versé 250 millions d'euros de dividendes au titre de l'exercice 2010, souligne le rapport. "La direction doit reconnaitre ses erreurs" et ne pas faire porter la plus grande partie des efforts sur les salariés (8.000 suppressions de postes prévus par le plan), a-t-il ajouté.
"Difficile de sauver Aulnay"
Malgré tout, il semble "difficile de sauver" Aulnay, dont la fermeture est programmée pour 2014 ... "Nous ne voulons pas le cacher, car nous avons des surcapacités qui risquent de plomber Peugeot si nous n'y remédions pas". "Le débat que nous allons avoir (avec la direction) c'est un débat d'opportunités et de choix... Personnellement je préfère que l'on privilégie les fermetures hors de France, qu'en France", a déclaré Arnaud Montebourg.
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