(Boursier.com) -- Le crédit revolving est dans la ligne de mire du gouvernement... Le ministre délégué à la Consommation, Benoît Hamon, a indiqué dans le 'Journal du dimanche' que la loi Lagarde, adoptée en 2010 pour encadrer le recours à cette réserve d'argent, ne va pas assez loin. Il envisage donc carrément de supprimer ce crédit, ou au moins de l'encadrer plus strictement...
Car le crédit renouvelable, avec ses taux d'intérêt très élevés, fait toujours beaucoup de dégâts en France, et reste sous la surveillance des associations de défense des consommateurs. Ainsi, au mois d'avril, l'UFC Que Choisir a assigné en justice "Cetelem, Cofidis, Sofinco, Financo et Cofinoga. Ainsi que les enseignes But, Fly, Carrefour et Cora", rappelle le 'JDD', les accusant de ne pas respecter la loi.
Des milliers d'emploi en jeu
Pour stopper les abus, l'association a formulé trois requêtes : l'obligation pour les organismes de crédit de proposer, comme alternative au crédit revolving, un crédit classique. Elle souhaite aussi que ces offres ne soient plus associée à une carte de fidélité, créant ainsi l'amalgame dans l'esprit des clients. Enfin, pour un prêt de 1.000 euros, la solvabilité de l'emprunteur sera vérifiée.
Un rapport du Sénat, rendu au mois de juin, excluait pourtant la suppression du crédit renouvelable en France, alors que la consommation des ménages est atone et que des milliers de postes seraient alors menacés. "Les organismes brandissent la menace de plans sociaux. Leur secteur emploie des bataillons de salariés en agences ou dans les centres d'appels", rappelle le 'JDD'. Le gouvernement devrait donc trancher dès la rentrée...
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