(Boursier.com) -- Le baril de pétrole regagne un peu de terrain pour la première fois en quatre jours dans une actualité plus détendue après l'accord européen sur la Grèce. La hausse des importations chinoises confirme également que ce sont bien les économies émergentes qui conduiront la reprise de la demande de carburant. Le "light sweet crude" pour livraison mai 2010 avance en ce moment de 0,6% à 85,5 Dollars sur le New York Mercantile Exchange.
Selon les données des douanes publiées le 10 avril et reprises par Bloomberg, l'empire du milieu a donc importé 29% de pétrole de plus en mars 2010 qu'un an plus tôt. "La Chine est peut-être en ce moment l'élément le plus optimiste de l'histoire du pétrole", déclare à Bloomberg, Christopher Bellew, broker chez Bache Commodities à Londres. La Chine, deuxième consommateur mondial de brut a ainsi importé le mois dernier 21,1 millions de tonnes métriques de pétrole, soit environ 5 millions de barils par jour.
"La Chine joue un rôle clé dans le soutien de la demande mondiale de matières premières, y compris le brut", ajoute Toby Hassall, analyste recherche chez CWA Global markets à Sydney. "Le plan de sauvetage grec, qui est le market-driver du jour, a levé beaucoup d'incertitude. La baisse du dollar est également un élément de soutien aux cours du pétrole".
Malgré ces bonnes nouvelles, les fondamentaux du marché pétrolier restent toujours tendus, notamment aux Etats-Unis, où les stocks commerciaux de brut ont augmenté pour la 10ème semaine consécutive lors des sept jours clos le 7 avril. Il s'agit en effet de la plus longue série haussière depuis la fin 2004. Les réserves américaines sont ainsi supérieures de 7,1% à leur moyenne sur cinq ans.
Sur le marché des changes, la monnaie unique reprend 0,8% à 1 Euro pour 1,3610 Dollar en ce moment entre banques. Hier, dimanche, les ministres des Finances de la zone Euro, en accord avec la BCE et le FMI, se sont engagés sur un programme de prêts à taux préférentiel à Athènes, qui pourraient atteindre jusqu'à 45 Milliards d'Euros. Ces fonds ne seront toutefois débloqués que si la Grèce en fait la demande officielle, ce qui n'est pas encore le cas... Dans l'année à venir, les pays de la monnaie unique pourraient donc fournir 30 MdsE et le Fonds monétaire international 15 MdsE, à des taux proches de 5%, bien moins élevés que les sommets de 7,5% atteints ces derniers jours sur les marchés financiers par le rendement des obligations grecques à 10 ans.
L'actualité macroéconomique est peu fournie ce lundi, les cambistes surveilleront néanmoins les chiffres du budget américain de mars dévoilés à 20h00 (consensus -62 Mds$).
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