(Boursier.com) -- La Banque Centrale Européenne a déçu les investisseurs hier, en s'en tenant aux déclarations d'intentions, mais pas encore à l'action, sur des mesures pour relancer la zone euro. Une posture très vivement dénoncée ce matin par le socialiste Didier Guillaume sur Europe 1 : "La BCE, la Banque centrale européenne, ne peut pas continuer à affamer les peuples, à tirer sur les Etats en difficulté", a déclaré le vice-président du Sénat. Il a estimé que que les réticences de l'Allemagne et de la Bundesbank expliquaient cette position.
"Je comprends l'Italie et l'Espagne"
François Hollande, mais aussi le ministre de l'Economie Pierre Moscovici ont salué jeudi les déclarations de Mario Draghi. Le président de la BCE a annoncé un nouveau programme de rachat d'obligations italiennes et espagnoles, conditionné par un recours simultané aux fonds européens de secours par Madrid et Rome. "Je comprends l'Italie et l'Espagne de ne pas aller dans cette direction", a expliqué Didier Guillaume.
Faire des efforts
"Bien sûr que la Bundesbank ne veut pas intervenir, disant 'il faut d'abord faire des efforts'. Mais à force de faire des efforts, ces pays seront à la corde, ils ne pourront plus rien faire et c'est la raison pour laquelle il est indispensable que la BCE puisse intervenir directement", a-t-il poursuivi.
Le FESF, "ça ne marchera pas"
Didier Guillaume n'a par ailleurs pas caché son scepticisme vis-à-vis du Fonds européen de stabilité financière (FESF). "Ça ne marchera pas, on le sait très bien. Il faut dire aux Allemands très clairement et à la Bundesbank : 'lâchez du lest, il faut que la BCE intervienne directement sur les marchés'", a expliqué Didier Guillaume.
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