(Boursier.com) -- Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a tenu hier devant les membres du Medef, réunis pour leur université d'été, un discours de 40 minutes, en tentant de rassurer les patrons. "J'estime les chefs d'entreprises. Je suis pleinement conscient de leur apport décisif à notre économie et le gouvernement que je dirige souhaite résolument encourager et mobiliser la France qui entreprend", a déclaré le Premier ministre à Jouy-en-Josas (Yvelines). Selon lui, il s'agit là de "la condition de la croissance, c'est la condition aussi de la production de valeurs et c'est bien sûr la condition de la créations d'emplois".
Une intervention saluée ce matin par la présidente du Medef. "Nous sommes heureux que le Premier ministre soit venu, c'est un geste important", a déclaré Laurence Parisot sur France Culture. "Sa visite témoigne du fait que nous voulons travailler ensemble et que nous avons bien renoué les fils du dialogue".
"Rien n'est fermé"
Le Medef pourrait du coup accepter de participer à une négociation sociale : "Rien n'est fermé, tout reste possible. Va-t-on ouvrir une négociation sociale ? On le saura dans trois semaines environ", a affirmé Laurence Parisot. "Il y a plus de chances aujourd'hui qu'il y en avait le soir de la conférence sociale au mois de juillet, ça ne fait pas de doute, mais il faut attendre le document d'orientation que Michel Sapin est en train de préparer pour que nous nous prononcions de manière définitive".
Laurence Parisot a néanmoins nuancé l'impact du discours de Jean-Marc Ayrault : "Vous pouvez rencontrer plein de chefs d'entreprise qui se sont sentis un peu frustrés par le discours du Premier ministre parce que certains espéraient des mesures concrètes", a-t-elle ajouté.
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