(Boursier.com) -- Une méthode plus saine, mais des actes qui ne suivent pas toujours. Tel est le constat tiré par le leader du syndicat Force Ouvrière, après les 100 premiers jours de François Hollande en tant que président de la République, dans un entretien accordé au journal 'Le Monde'.
Hausse du Smic insuffisante, avenir de la Fonction publique incertain
Sur le Smic, Jean-Claude Mailly estime que la hausse de 2% appliquée le 1er juillet dernier, portant le salaire minimum mensuel net à environ 1118 euros, est insuffisante. Force Ouvrière visait un un objectif final de 1.340 euros nets par mois. Concernant la Fonction publique, il se dit contre la stabilisation des effectifs en échange d'une modération salariale car, les fonctionnaires sont en "demande de pouvoir d'achat". Jean-Claude Mailly regrette par ailleurs les réductions d'effectifs évoquées dans les lettres plafonds envoyées aux différents ministères, en vue de préparer le budget 2013.
FO fermement opposée à plus de flexibilité
Sur les accords compétitivité-emploi, prônant davantage de flexibilité, notamment en période de crise, le syndicaliste y reste fermement opposé et tacle au passage le gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer. Il "vit dans les salons de la Banque centrale européenne et veut plus de flexibilité, (il) ne doit pas se rendre compte de ce que c'est que de vivre au Smic", martèle-t-il. Dans une interview accordée au 'Point' la semaine dernière, le gouverneur appelait le gouvernement à "des réformes de de structure, une réforme du Code du travail qui permette plus de flexibilité" pour "faciliter l'investissement et la créativité des entrepreneurs". Jean-Claude Mailly suggère plutôt de soutenir les TPE-PME qui ont dû mal à se financer, en lançant très rapidement la banque publique d'investissement promise par le gouvernement.
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