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Grèce : "rien n'a été fait au cours des trois ou quatre derniers mois"

Grèce : "rien n'a été fait au cours des trois ou quatre derniers mois"

Le pays serait incapable d'honorer ses engagements budgétaires et financiers, nécessitant une nouvelle restructuration de sa dette...

Grèce : 'rien n'a été fait au cours des trois ou quatre derniers mois'
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — La "troïka", formée par les inspecteurs internationaux du Fonds monétaire international, de la Banque centrale européenne et de la Commission européenne, termineront leur visite en Grèce au début du mois d'août... Ils ont déjà prévu de revenir à Athènes début septembre pour terminer leur rapport. Le document est désormais destiné à mesurer l'ampleur du retard pris par le pays dans la mise en oeuvre de ses réformes, imposées dans le cadre du plan de sauvetage de 130 milliards d'euros accordé en début d'année.

"La troïka se rendra à nouveau à Athènes en septembre et ce n'est qu'à ce moment là qu'elle préparera son évaluation définitive concernant la mise en oeuvre du programme. Avant cela, il est trop tôt pour tirer des conclusions", a déclaré un porte-parole de la Commission lors d'un point presse.

"Rien n'a été fait en Grèce"
Les premières conclusions des inspecteurs internationaux ne semblent pas encourageantes pour la Grèce. Mardi soir, l'agence Reuters révélait que le pays serait incapable d'honorer ses engagements budgétaires et financiers, nécessitant une nouvelle restructuration de sa dette.

"La Grèce a sévèrement dérapé", a ainsi déclaré à l'agence un responsable de l'UE, en requérant l'anonymat, précisant que "l'analyse de soutenabilité de la dette sera assez terrible". Un autre responsable a mis en avant les nouvelles prévisions avancées par Athènes, avec un PIB qui pourrait chuter de 7% cette année contre 5% attendu jusqu'à présent. "Rien n'a été fait en Grèce au cours des trois ou quatre derniers mois", selon lui...

Le coût d'une éventuelle nouvelle restructuration de la dette publique grecque serait principalement à la charge de la BCE et des autres Etats de la zone euro, qui en détiennent au total pour quelque 200 milliards d'euros...

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