Boris Johnson estime que le Brexit peut être négocié en moins de 2 ans

"Nous avons deux ans pour nous retirer. Je ne pense pas vraiment que nous devrons nécessairement y consacrer deux années entières mais nous verrons", assure le ministre des Affaires étrangères britannique...

(Boursier.com) — Le ministre des Affaires étrangères Boris Johnson a accepté d'en dire un peu plus sur le calendrier qu'envisage la Grande-Bretagne pour sortir de l'Union européenne... C'est Londres qui doit lancer le coup d'envoi de la procédure, en invoquant l'article 50 du traité européen de Lisbonne, qui fixe un délai de deux ans pour définir les modalités du fameux "Brexit".

"Ce que nous faisons, c'est que nous discutons pour le moment avec nos amis et partenaires européens en considérant que vous verrez dans les premiers mois de l'année prochaine la lettre invoquant l'article 50", a dit Boris Johnson lors d'une interview accordée à la chaîne de télévision Sky News depuis New York, où se tient l'Assemblée générale annuelle des Nations unies.

Début 2016

"Dans cette lettre, a poursuivi le secrétaire au Foreign Office, je suis certain que nous fixerons certains paramètres de la manière dont nous proposerons de procéder." "Donc nous invoquons l'article 50 dans les premiers mois de l'année prochaine. Nous avons deux ans pour nous retirer. Je ne pense pas vraiment que nous devrons nécessairement y consacrer deux années entières mais nous verrons."

La Première ministre, Theresa May, a déjà prévenu qu'elle ne ferait pas appel cette année à l'article 50, qui déclenche la procédure de séparation, jugeant avoir besoin de temps pour préparer les négociations. Mais certains observateurs s'inquiètent de la lenteur de la procédure et estiment que Londres pourrait attendre la présidentielle française en mai 2017, voire les élections allemandes en octobre 2017...

Discussions en coulisses

Les discussions se poursuivent également en coulisses, et une réunion s'est tenue mardi entre Oliver Robbins, haut fonctionnaire britannique chargé de préparer la sortie de l'UE, et les ambassadeurs de plusieurs pays européens en poste à Londres, selon les informations de l'agence de presse Reuters.

Au cours de cette rencontre, une première dans ce format depuis la victoire du Brexit au référendum du 23 juin et l'arrivée de Theresa May au poste de Première ministre, Robbins a souligné que Londres, avant de lancer officiellement les négociations, attendait un signal de l'UE sur le type d'accord de divorce que les Vingt-Sept étaient prêts à accepter.

"Bobard total"

L'immigration devrait faire partie des sujets clef du Brexit, alors que la Grade-Bretagne veut la contrôler de plus près. De leur côté, les Européens insistent sur la liberté de circulation, qui doit s'appliquer autant aux personnes qu'aux capitaux, aux biens et aux services.

Pour Boris Johnson, la position européenne voulant qu'il y ait "une contrepartie automatique entre ce qu'ils appellent accès au marché unique et liberté de mouvement des personnes" est un "bobard total". "Ces deux choses n'ont rien à voir l'une avec l'autre", selon lui. "Nous devrions viser un maxi accord commercial et reprendre le contrôle de notre politique migratoire."

— ©2016, Boursier.com

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