(Boursier.com) -- Bernard Arnault, le patron du groupe LVMH, a bien demandé la nationalité belge, comme l'a annoncé La Libre Belgique sur son site internet. La première fortune d'Europe a rencontré cette semaine Jean-Marc Ayrault, auquel il a répété haut et fort son opposition au projet de super taxation à 75% de la part des revenus supérieure à 1 million d'euros par an. Georges Dallemagne, le président de la commission des naturalisations à la Chambre des représentants belges, a confirmé l'information, alors qu'il est précisé que Bernard Arnault dispose d'un domicile à Bruxelles.
"C'est désastreux !"
François Fillon a été l'un des premiers à réagir à la nouvelle : "Quand on prend des décisions stupides, on arrive à des résultats effrayants", a estimé l'ancien Premier ministre. "Le patron de l'une des plus belles entreprises au monde, qui symbolise le savoir-faire et la réussite français, connue dans le monde entier, pourrait être amené à changer de nationalité en raison de la politique fiscale qui est menée dans notre pays"..."C'est désastreux !... Si cette affaire pouvait conduire le gouvernement à réfléchir avant de mettre en oeuvre des décisions aussi idéologiques, démagogiques et inefficaces, ça serait positif".
Un millier de personnes concernées ?
Présentée comme une des pierres angulaires du programme de François Hollande, la taxation des très hauts revenus à 75% pourrait finalement concerner moins de Français que prévu initialement... A l'arrivée, l'imposition à 75% devrait surtout toucher certains dirigeants de grandes entreprises qui bénéficient de salaires très élevés et, dans le monde de la finance, une poignée de traders très bien rémunérés, soit environ un millier de personnes, alors qu'initialement, la mesure aurait pu toucher jusqu'à 10.000 contribuables...
"L'engagement du président de la République sera tenu "
Le gouvernement, qui se défend d'avoir fait marche arrière sur cette réforme, estime que son objectif principal est atteint, à savoir faire peser l'impôt maximal sur les revenus d'activité perçus sans aucune prise de risque (salaires). "L'engagement du président de la République sera tenu (...) il y a des arbitrages, mais l'engagement en faveur de la justice fiscale avec un effort plus important à ceux qui ont plus de moyens sera tenu, les modalités seront présentées fin septembre", avait précisé la ministre de l'Ecologie, Delphine Batho, vendredi...
C.L. - ©2012, 2013 www.boursier.com




