(Boursier.com) -- Les annonces que fera demain jeudi PSA Peugeot-Citroën seront "un choc pour la Nation" et le gouvernement aidera bien le groupe automobile à se tirer de cette mauvaise passe, a déclaré ce mercredi Arnaud Montebourg.
"Demain, PSA annoncera des décisions qui ne sont guère réjouissantes, ce sera un choc pour la Nation", a ainsi expliqué le ministre du Redressement productif devant les membres de la Conférence nationale de l'industrie réunie à Bercy. "Cette entreprise doit être défendue et les salariés doivent être soutenus dans l'épreuve"... "Le gouvernement, à partir des annonces que seul Peugeot connait, se positionnera utilement, de manière à ce que la nation se rassemble autour du problème de l'automobile. C'est le sens du plan sur la filière automobile."
De 8.000 à 10.000 emplois en France risquent ainsi d'être supprimés, d'après le chiffrage des syndicats du constructeur, avec à la clef la fermeture du site d'Aulnay. Mais aux yeux du ministre du Travail et de l'Emploi, ce bilan aurait pu être moins lourd... Michel Sapin a en effet accusé ce mercredi Nicolas Sarkozy d'avoir amené la direction de PSA à repousser toute annonce après l'échéance de la présidentielle.
"Est-ce que vous avez remarqué que Monsieur Varin (le président du directoire de PSA) avait été plusieurs fois convoqué dans le bureau de Nicolas Sarkozy ? Vous pensez que c'était pour parler du nouveau modèle qui allait sortir chez Citroën et Peugeot ? Non, c'était pour parler de ces sujets-là !", a déclaré Michel Sapin sur France Inter ce matin.
Il a une nouvelle fois renvoyé la balle à l'équipe sortante, très critique depuis l'entrée en fonction du nouveau gouvernement : "J'ai entendu le terme de 'criminel' utilisé par un ancien ministre à propos des débats que nous avions eus au sein de la grand conférence. Voilà, me semble-t-il, un point sur lequel un terme aussi violent pourrait être utilisé", a-t-il ajouté...
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