(Boursier.com) -- Angela Merkel veut toujours prendre son temps dans le dossier de l'union bancaire, après l'accord conclu entre Paris Berlin dans le cadre du sommet européen vendredi : "Il faut s'en tenir à une certaine séquence d'événements : il faut d'abord élaborer le cadre juridique puis créer un organe de surveillance, et ce n'est que lorsqu'il sera opérationnel que les banques pourront être recapitalisées directement par le MES (Mécanisme européen de stabilité)", a-t-elle déclaré lors d'une conférence de presse à Bruxelles, où s'est déroulé le Conseil européen.
Entre janvier 2013 et janvier 2014
Après une nuit de négociations "marathon", les dirigeants ont finalement réussi à s'accorder sur une mise en place très progressive du 'superviseur bancaire' entre le 1er janvier 2013 et le 1er janvier 2014. Ainsi, comme le voulait Angela Merkel, le superviseur ne sera pas opérationnel dès le début 2013, alors que c'est ce que souhaitait initialement la France...
La Grèce a de bonnes chances...
La chancelière a également déclaré qu'elle était en faveur, pour la zone euro, d'un cadre budgétaire intégré comportant notamment un fonds de solidarité pour stimuler la compétitivité. Concernant la Grèce, toujours suspendue au versement d'une nouvelle tranche d'aide de la troïka pour éviter la faillite, Angela Merkel a précisé qu'elle avait dit au Premier ministre grec, Antonis Samaras, que son pays avait "de bonnes chances" de rester au sein de la zone euro s'il s'appliquait à mettre en oeuvre les réformes prévues...
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