(Boursier.com) -- Attention, avis de grosse désinformation ! Les analystes de Barclays Capital pensent que le parcours boursier des valeurs télécoms françaises est tronqué depuis le début de l'année, alimenté notamment par la spéculation sur le nombre de clients qu'est parvenu à attirer Free Mobile depuis son lancement début janvier. L'incertitude pourrait d'ailleurs perdurer, puisque sa maison-mère Iliad n'a aucune obligation de publication du nombre de ses abonnés mobiles lors de l'annonce des résultats 2011 du groupe. Le bureau d'études pense même que l'ARCEP pourrait être amenée à demander aux opérateurs mobiles de dévoiler leur nombre d'abonnés avant la publication des résultats du dernier trimestre 2011.
Quoi qu'il en soit, l'arrivée de Free Mobile et la guerre des prix qui s'en est suivie n'est pas une bonne nouvelle pour France Telecom. En se basant sur le précédent portugais, un marché sur lequel un acteur agressif avait semé la zizanie, Barclays pense qu'environ 10% des revenus des services d'Orange France dans la spécialité pourraient se retrouver menacés. Pour ne rien arranger, l'analyste évoque à nouveau son analyse de la veille, dans laquelle il estimait le coût d'une montée au capital de Mobinil à 1,5 Milliard d'Euros, alors que l'opérateur historique devrait générer cette année environ 3,9 MdsE de free cash-flow ajustés. Comme le versement d'un dividende de 1,40 Euro par action mobiliserait 3,6 MdsE, la couverture du coupon n'apparaît pas assurée, ce qui place son augmentation à risque.
Bref, de quoi noter France Telecom "sousperformance" avec une valorisation à 11,80 Euros, tandis qu'Iliad est également suivie à "sousperformance", mais avec un objectif à 99 Euros. Plus globalement, le courtier est négatif sur les télécoms européennes.
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