(Boursier.com) -- Attention, création de valeur en perspective ! Le groupe textile italien Moncler pourrait se scinder en deux, d'un côté ses marques de luxe et de l'autre ses autres actifs, selon une interview accordée par son président Remo Ruffini. Cette décision pourrait être un préalable à l'introduction en bourse de la société, selon les voeux du dirigeant... "Si, à l'avenir, nous voulons entrer en bourse, il faudra que nous appréhendions le marché d'une autre façon", a-t-il précisé à Bloomberg.
Moncler avait failli tenter l'aventure boursière l'année dernière, mais les conditions de marché l'avaient refroidi... C'est finalement Eurazeo qui avait racheté les 45% du capital détenus par Carlyle, dans le cadre d'une transaction valorisant la marque à 1,2 milliard d'euros. Outre la fameuse doudoune en duvet d'oie qui a fait sa réputation (créée en France dans les années 1950 aux portes du Vercors, à Monestier-de-Clermont, bourg dont les premières lettres "MON" et "CLER" ont donné le nom à la société), Moncler détient Marina Yachting, Henry Cotton's et Coast Weber & Ahaus, ainsi qu'une licence Cerruti 1881. Les actifs "luxe" représentent ainsi 70% des revenus annuels...
Proche de la faillite, Moncler avait été racheté au début des années 1990 par une entreprise transalpine, puis repris en 2003 par Ruffini qui a redressé l'édifice et rendu à la doudoune sa vocation montagnarde, tout en s'attaquant au très haut de gamme. A l'arrivée, Eurazeo pourrait faire une belle affaire dans ce dossier... Le président Patrick Sayer évoquait il y a quelques mois une "opération magnifique", bouclée à un prix "sans doute inférieur de 20% à ce qu'aurait été la valorisation boursière d'une société du luxe appuyée sur les multiples du secteur". En attendant l'entrée en bourse ?
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