(Boursier.com) -- BPCE International et Outre-mer (BPCE IOM) va-t-il s'inspirer du Crédit Mutuel qui vient de retirer de la cote ses filiales CFCL et Foncière Massena ? BPCE IOM vient en effet d'annoncer une offre publique de retrait suivie d'un retrait obligatoire (OPR-RO) sur sa filiale à 99,7%, la Banque des Antilles Françaises au prix de 2,62 euros par action.
Avant d'être transférée en 2010 à BPCE IOM, cette filiale avait été acquise en 1998 par la Caisse d'Epargne et de Prévoyance Provence-Alpes-Corse au Crédit Lyonnais au prix de 15,94 francs par action, soit 2,43 euros d'aujourd'hui... Certains investisseurs y voient un signe annonciateur d'une offre sur la Banque de La Réunion, qui avait elle-même été acquise en 1998 au Crédit Lyonnais au prix de 539 francs par action de l'époque, soit l'équivalent de 82,2 Euros.
Cette hypothèse fait son chemin, car les banques ont tout intérêt à retirer leurs filiales de la cote avec la mise en place des ratios de Bâle 3, d'autant que le groupe BPCE compte trois réseaux concurrents sur l'Ile de La Réunion...
Mais il lui faudra attendre 2014 pour les fusionner, car l'Autorité de la concurrence a permis fin juin 2009 la fusion entre les Banques Populaires et les Caisses d'Epargne, sous réserve de "maintenir l'indépendance juridique et l'autonomie de gestion de leurs trois réseaux de banque de proximité sur l'Ile de la Réunion" pour une durée de cinq ans.
Cette situation n'empêche pas pour autant un retrait de la cote par anticipation, alors même que le titre se négocie à peine 3,9 fois les bénéfices 2011 pour 116,86 euros de fonds propres par action...
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