(Boursier.com) -- Vivendi envisagerait désormais de céder sa filiale télécoms brésilienne GVT, pourtant l'un des joyaux de son portefeuille d'activités, affirme Reuters qui cite des sources au fait du dossier. Une telle cession, qui pourrait représenter entre 7 et 8,5 Milliards d'euros, tomberait à point nommé alors que les premières tentatives en vue de trouver un acheteur pour l'éditeur de jeux vidéos Activision Blizzard ont rencontré peu de succès au prix demandé, ont indiqué les sources. "Une vente de GVT n'est plus tabou", a ainsi affirmé l'une d'entre elles.
Vivendi a mis la main sur GVT en 2009 pour 2,9 Milliards de dollars, à la barbe de son concurrent Telefonica, dans le cadre de la stratégie d'expansion dans les marchés émergents menée par Jean-Bernard Lévy. Certains actionnaires avaient critiqué l'opération à l'époque, jugeant son prix élevé, mais ils ont depuis appris à apprécier l'opérateur fixe brésilien dont les revenus ont flambé de près de 40% l'an dernier. Parmi les acheteurs potentiels pour l'opérateur présent dans 120 villes brésiliennes, pourraient figurer Telefonica et Oi, tous les deux opérateurs fixes et mobiles dans le pays, ainsi que Telecom Italia via sa filiale TIM Brasil. Egalement présent au Brésil, America Movil, la société du magnat mexicain Carlos Slim, pourrait également se montrer intéressée mais la transaction pourrait poser des problèmes en matière de concurrence, selon une source bancaire.
Bien qu'aucun mandat n'ait été donné à des banques pour rechercher des acheteurs potentiels, la réflexion du conseil d'administration a évolué récemment. GVT, opérateur qui fournit de la téléphonie fixe, de l'internet ainsi que de la télévision payante, était jusqu'ici considéré comme un actif à conserver absolument. Le conseil pourrait maintenant envisager de le céder, mais au juste prix.
Le conglomérat a engagé une revue de sa structure réunissant diverses activités de médias et de télécoms. Face à la pression des agences de notation, préoccupées par les 14 Milliards d'euros de dette du conglomérat, ainsi qu'aux attentes élevées des actionnaires qui espèrent des changements de taille, un démantèlement du groupe apparait de plus en plus probable.
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