(Boursier.com) -- Transgene, communique aujourd'hui des informations importantes concernant l'étude de phase II HCVac combinant son vaccin thérapeutique TG4040 avec le traitement standard dans l'hépatite C chronique. Avec 154 patients inclus, dont le recrutement a été achevé en mars 2011, l'étude évalue la combinaison de TG4040 avec le traitement standard (bithérapie combinant l'interféron alpha 2a pegylé et la ribavirine) chez des patients atteints d'hépatite C chronique, de génotype 1 n'ayant jamais été traités pour leur maladie. Les patients ont été répartis de façon aléatoire entre les trois bras de l'étude : un bras contrôle recevant le traitement standard seul et deux bras expérimentaux testant deux combinaisons différentes de TG4040 et du traitement standard.
L'étude HCVac a rempli son critère primaire d'efficacité, à savoir l'amélioration du taux de réponse virologique précoce complète (complete Early Viral Response, cEVR) obtenu par la combinaison du TG4040 et du traitement standard. Le critère cEVR est défini par la disparition du génome du virus HCV dans le sang 12 semaines après le début du traitement.
Trois cas d'effets secondaires hématologiques sévères dans les bras expérimentaux viennent d'être notifiés et sont en cours d'analyse. Bien que le profil de sécurité de TG4040 soit par ailleurs bon, comme en témoignent les résultats de la phase I, la société a décidé de soumettre un amendement au protocole de l'étude, de façon à ne pas exposer les patients au risque d'éventuels effets secondaires similaires.
L'amendement envisagé permettra aux patients des bras expérimentaux de continuer à recevoir le traitement standard comme prévu initialement, mais sans TG4040 (tous les patients traités dans ces bras expérimentaux ont déjà reçu la plus grande partie des doses de TG4040 prévues par le protocole). Ce changement n'aura pas d'incidence sur la lecture des autres critères de l'étude, dont l'efficacité à long terme et la tolérance. En particulier, l'efficacité à long terme sera mesurée sur la base du taux de réponse virologique maintenue dans la durée (Sustained Viral Response, SVR). Il a été démontré que les patients présentant une réponse cEVR ont également un taux de réponse SVR élevé. La réponse SVR, mesurée six mois après la fin du traitement est le principal critère d'efficacité des traitements de l'hépatite C. En outre, l'étude vise à mesurer la capacité de TG4040 à induire une réponse immunitaire et à identifier des biomarqueurs corrélés à l'efficacité de la combinaison du TG4040 avec le traitement standard. Les données finales de l'étude sont attendues pour le quatrième trimestre de 2012.
Les observations initiales, incluant le taux de cEVR dans chaque bras de l'étude, seront présentées à San Francisco le 7 novembre 2011, lors de la prochaine réunion de l'Association américaine pour l'étude des maladies du foie (American Association for the Study of Liver Diseases, AASLD).
"Nous sommes très satisfaits des premières données d'efficacité observées dans l'étude, dont le détail sera communiqué lors du proche congrès de l'AASLD. Ces données justifient amplement la poursuite du développement clinique de TG4040 dans l'hépatite C et constituent une première pour le domaine de l'immunothérapie appliquée au traitement de cette maladie " déclare Philippe Archinard, Président-Directeur Général de Transgene, qui ajoute : "Toutefois, la sécurité des patients est notre première priorité et nous avons donc décidé de modifier le régime d'administration dans les bras expérimentaux, pour ne conserver que le traitement standard. Bien entendu, nous continuerons de recueillir les données de sécurité et d'efficacité à long terme, comme initialement prévu."
"La preuve de l'efficacité de ce vaccin thérapeutique obtenue dans une étude clinique bien conçue représente un pas en avant important pour le domaine. Les observations constituent un fondement rationnel pour des études futures combinant des agents antiviraux d'action directe avec TG4040, qui rendraient possibles des modalités de traitement sans interféron" déclare le Professeur Heiner Wedemeyer, Docteur en Médecine, du département de gastro-entérologie, d'hépatologie et d'endocrinologie de la faculté de médecine de Hanovre (Allemagne) et investigateur principal de l'étude. Il ajoute : "Il est à présent important d'analyser les données d'immunogénicité pour comprendre si la combinaison avec le vaccin thérapeutique pourrait avoir modifié le risque d'effets secondaires hématologiques du traitement peg-IFNa+ribavirine."
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