(Boursier.com) -- La Société Générale est la première banque française à publier ses comptes du second trimestre. Le bénéfice net ressort à 433 millions d'euros, en baisse de -42% en glissement annuel et en-deçà des attentes du consensus (695 millions d'euros selon Bloomberg). L'établissement a pris 450 millions d'euros de dépréciations sur Rosbank et TCW. Le produit net bancaire de la période, à 6,272 milliards d'euros, recule de -3,6% sur une base publiée et de -5% en données constantes, tandis que le résultat brut d'exploitation s'apprécie de 1,1% en données publiées à 2,286 milliards d'euros, mais recule légèrement de -1,6% à données constantes.
La banque précise que hors éléments non-récurrents, le bénéfice net part du groupe aurait atteint 793 millions d'euros, ce qui est plus proche des attentes de la place, surtout si l'on retire les actifs gérés en extinction en banque de financement et d'investissement, soit 114 millions d'euros. Les autres charges exceptionnelles concernent donc 391 millions d'euros d'effet des cessions de crédits liées aux opérations de réduction du bilan, de dépréciations de la dette souveraine grecque, de rachat de dette hybride et de dépréciations d`écarts d`acquisition et gains ou pertes en capital sur actifs destinés à être cédés. Les éléments non-économiques (réévaluation de la dette liée au risque de crédit propre et réévaluation des couvertures des portefeuilles de crédit du groupe) ont à l'inverse apporté 145 millions d'euros aux résultats.
"En dépit d`un contexte difficile, le Groupe Société Générale progresse, trimestre après trimestre, dans sa stratégie de transformation, en ligne avec ses objectifs. Avec un résultat sous-jacent de près de 2 milliards d`euros, le premier semestre illustre la résistance de nos métiers et les résultats tangibles de notre adaptation", a insisté le président Frédéric Oudéa, qui met en avant un ratio de capital Core Tier 1 Bâle 2.5 qui atteint 9,9% à fin juin 2012, et "une structure de financement plus favorable". Malgré le contexte, la banque rouge et noire se dit "confiante" dans sa capacité à générer du capital afin d`atteindre son objectif de ratio Core Tier 1 Bâle 3 compris entre 9 et 9,5% à fin 2013.
Précisément, le ratio Tier 1 du Groupe s`établit au 30 juin 2012 à 11,6% (10,7% à fin 2011), tandis que le ratio Core Tier 1, qui s`élevait à 9% au 31 décembre 2011 dans le référentiel dit "Bâle 2.5" atteint 9,9% à fin juin 2012. "Cette progression est principalement due à la génération de résultat du semestre (+41 points de base, net de la provision pour dividendes) et aux actions entreprises pour optimiser le portefeuille d`actifs gérés en extinction et céder des lignes du portefeuille de crédit de la Banque de Financement et d`Investissement (+24 points de base), tandis que la mise sous contrainte de ressources des métiers réduit la consommation de capital des métiers de -14 points de base au cours du premier semestre", selon l'établissement.
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