(Boursier.com) -- L'effet "plan de relance" a vite trouvé ses limites sur le cours de bourse des constructeurs avec une baisse de 5% pour le titre Renault en milieu de matinée autour de 17 Euros. Si le groupe se félicitait hier des mesures annoncées par Nicolas Sarkozy "qui devraient permettre de redynamiser l'activité", les analystes se montrent ce matin globalement prudents sur la portée de la "prime à la casse" de 1.000 Euros qui s'appliquera aux véhicules légers de plus de 10 ans, pour tout achat de voiture neuve émettant moins de 160 grammes de CO2.
A court terme, il s'agit incontestablement d'une bonne nouvelle pour les constructeurs français PSA et Renault qui bénéficient d'une offre bien positionnée en terme de rejets de CO2 et qui avaient besoin de ce coup de pouce pour écouler leurs stocks. A plus long terme, les précédentes primes instaurées par les gouvernements Balladur et Juppé avaient quand même montré leurs limites. La "Sarkozette", qui se différencie de la "Balladurette" et de la "Juppette" par sa dimension écologique a été mise en place jusqu'à fin 2009.
Renault a d'ailleurs souhaité amplifier l'effet favorable de la prime en prenant des mesures commerciales complémentaires temporaires. Le groupe propose d'étendre cette prime au remplacement aux véhicules de 8 à 10 ans et accordera également une prime de 1000 Euros pour le remplacement de véhicules de plus de 8 ans par un véhicule d'occasion (compris dans une sélection de véhicules d'occasion récents).
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