(Boursier.com) -- Le groupe de luxe Gucci mise sur une nouvelle année de croissance en 2012... Toutefois, son PDG, Patrizio di Marco, confie ce matin dans les colonnes du 'Figaro' qu'il dispose d'un "Plan B" au cas où la crise atteindrait le secteur du luxe. Pour l'instant, le fleuron du pôle luxe de PPR (également propriétaire de Bottega Veneta, Yves Saint Laurent et Balenciaga) n'observe pas de ralentissement de ses ventes, qui ont bondi de plus de 21% à 2,2 Milliards d'Euros sur les 9 premiers mois de 2011, indique M. di Marco.
Mais Gucci "est prêt à réagir en cas de ralentissement des ventes en 2012. Nous réduirions alors les coûts en décalant certaines dépenses, comme celles prévues pour des travaux d'embellissement de nos boutiques. En revanche, nous garderions notre programme d'ouverture de magasins. Nous ferions également des choix de priorité sur nos embauches. 2012 pourrait être difficile, mais il faut continuer à investir pour le moyen et le long terme", explique le dirigeant.
Par ailleurs, le groupe n'a pas l'intention de délocaliser sa production, car le "made in Italy est au coeur de l'identité de Gucci", selon son PDG. Pour l'avenir, les plus forts relais de croissance sont attendus, sans surprise, en Chine, où Gucci réalise déjà 30% de ses ventes, ainsi que dans le Sud-Est asiatique, au Moyen-Orient et en Amérique du Sud. La marque estime avoir encore un potentiel de croissance aux États-Unis et en Europe, notamment en France, "un marché difficile" où la marque Gucci "n'est pas aussi connue qu'elle devrait l'être", ajoute Patrizio di Marco.
Gucci va ainsi ouvrir sept points de vente dans les Galeries Lafayette de province qui vont être rénovées et monter en gamme, ainsi qu'une boutique à l'aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle. Le groupe recherche aussi à moyen terme un emplacement dans le quartier du Marais, à Paris, pour une boutique dédiée à l'homme...
V.A. - ©2011, 2012 www.boursier.com

