(Boursier.com) -- Playboy continue de susciter les spéculations. Hugh Hefner, le fondateur de Playboy Enterprises, a annoncé en début de semaine une offre à 5,50$ par titre Playboy, soit une prime de 40% sur les derniers cours antérieurs à l'annonce, afin de sortir le dossier de la cote. Playboy est ainsi valorisé 184 M$ à Wall Street, dans le cadre de cette opération. Hefner a entretenu par ailleurs des discussions avec Rizvi Traverse Management LLC, en vue de l'épauler sur ce deal. Rizvi aurait contacté des établissements majeurs de crédit et serait très confiant dans l'obtention des ressources financières nécessaires au rachat.
Hugh Hefner a fondé le Groupe en 1953. Il n'est pas intéressé par une vente de Playboy ou une fusion.
Hefner propose à Playboy d'acquérir tous les titres Class A et B non-encore détenus pour 5,50$ par action en cash. Il détient déjà 69,5% des titres Class A et 27,7% des Class B.
Par ailleurs, FriendFinder Networks, la maison-mère du magazine érotique Penthouse, étudie une offre pour le rachat de Playboy Enterprises. "Nous avons eu un intérêt pour Playboy depuis très longtemps et nous évaluons une proposition alternative", a lancé Marc Bell, le chief executive de FriendFinder, maison-mère de Penthouse.
Le Financial Times explique que Marc Bell est ouvert à un travail avec Hefner. Bell, interrogé par le FT, souligne en effet qu'il ne cherche pas à évincer le fondateur légendaire de Playboy. Et pour cause, puisque le FT juge qu'Hefner a la capacité de bloquer toute offre concurrente grâce à sa participation au capital de Playboy. Hefner a aussi la possibilité de remplacer le Conseil d'administration de Playboy. Pour l'heure, le Groupe Playboy dit prévoir l'embauche de conseillers financiers indépendants et la formation d'un comité spécial pour étudier toutes éventuelles offres formelles.
Le Board se doit de maximiser la valeur en choisissant la meilleure offre, et celle de Bell serait probablement supérieure. L'homme a fondé la firme de private equity Marc Bell Capital Partners. Une collaboration avec Hefner serait sans doute dans le meilleur intérêt des parties, mais l'octogénaire fringant n'a peut-être pas dit son dernier mot.
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