le 13/01/2009 à 10h23
(Boursier.com) -- Le baril de brut est de nouveau sous pression ce matin après avoir chuté de plus de 8% la veille. En milieu de matinée, le " light sweet crude " pour livraison février 2009 perd 3,5% proche des 36 Dollars.
Les craintes d'une récession mondiale plus longue qu'anticipée laissent envisager une forte baisse de la demande mondiale de pétrole cette année. L'Energy Information Administration (EIA) doit d'ailleurs publier cet après-midi ses nouvelles prévisions de demande de brut pour 2009. Nul doute que les investisseurs seront attentifs à cette publication alors que le baril a déjà abandonné plus de 15% depuis le début de l'année.
Il est vrai que le regain de vigueur du billet vert face à la monnaie européenne accentue un peu plus la pression sur l'or noir. Dans l'attente d'une nouvelle baisse des taux de la BCE jeudi, l'Euro a cédé 5% face au Dollar depuis le premier janvier.
Côté offre, la poursuite du conflit au Proche-Orient et ses menaces sur la production de brut dans la région, en cas d'extension des tensions continuent d'être ignorées par les opérateurs. De la même manière, l'annonce faite ce week-end par l'Arabie Saoudite, de réduire davantage sa production de pétrole afin de soutenir le prix du baril semble être passée inaperçue.
Les premières victimes du plongeon du brut sont bien sûr les valeurs du secteur pétrolier. Déjà lourdement sanctionnées hier, CGG Veritas abandonne de nouveau plus de 5,5% à 10,7 Euros, Technip cède 5% à 23,3 Euros et Total recule de 1,7% à 38,8 Euros.
JB.A. - ©2009, 2012 www.boursier.com

Par exemple on va pouvoir à moyen terme oublier la Toyota Prius :
http://www.lemonde.fr/economie/article/2009/01/13/automobile-le-chic-electrique_1141260_3234.html
On peut apprécier particulièrement ceci :
"Un panneau coûtant 10 000 dollars fournit assez d'énergie en un an pour faire rouler un Roadster gratuitement sur 15 000 km".
Cela laisse présager de beaux conflits juridiques en perspective quand la construction d'une tour - ou des travaux chez son voisin, ou la pousse rapide d'un arbre - privera sans prévenir un banlieusard du soleil auquel il pensait avoir droit, et des kilomètres gratuits qui allaient avec.
Moralité : les pompistes vont avoir sans doute intérêt à se reconvertir dans le droit...
Par ailleurs, dans le Val d'Oise, l'électricité sans pétrole, c'est déjà commencé aussi :
http://www.devis-energie-solaire.info/val-d-oise.aspx?gclid=CKu7-4eajZgCFdaU3wod-xD8dw
Enrichir les rois du pétrole, c'est une mauvaise idée.
S'enrichir soi-même en laissant travailler le soleil à sa place, c'est sans doute plus intéressant
Le toit de tout pavillon de banlieue peut récupérer pas mal de kWh, à ceci près que ça coûte le tiers du prix du pavillon rien qu'en investissement si c'est de l'électrique photovoltaïque et pas du simple thermique pour l'eau chaude.
Dommage qu'aient été construites toutes ces tours qui bouffent une partie du soleil, et sans dédommagement de qui que ce soit pour le préjudice désormais financier ainsi subi.
(OK, je sais, Philippe, que ta piscine à toi est chauffée au soleil. Bien joué !)