(Boursier.com) -- La Commission Nationale Informatique et Liberté brocarde PagesJaunes, dans un article publié sur son site internet. Les faits remontent au mois de mars 2010, date à laquelle la société a étoffé son site internet www.pagesblanches.fr, "en ajoutant aux résultats classiques de l'annuaire, un ensemble de données issues de celles figurant sur six réseaux sociaux", "aspirant" en quelques semaines 34 millions de profils. "La formation contentieuse de la CNIL a considéré que l'aspiration de ces informations sur les sites des réseaux, à l'insu des personnes concernées, était déloyale et donc contraire à la loi Informatique et Libertés. En conséquence elle a décidé de prononcer un avertissement public à l'encontre de cette société", indique l'institution. L'opération avait été menée sur les profils Facebook, Copains d'avant, Viadeo, Linkedin, Twitter et Trombi.
La CNIL précise que PagesJaunes, ayant été informée du rapport proposant à la formation contentieuse de la CNIL de prononcer une sanction à son encontre a décidé d'interrompre le service, baptisé "webcrawl" en mars 2011. Le 5 juillet dernier, la CNIL a estimé que "l'aspiration des profils issus des réseaux sociaux sur internet constituait une collecte déloyale à l'égard des personnes concernées, puisque celles-ci n'en étaient pas préalablement informées". Elle a écarté la défense de la société arguant que les conditions générales d'utilisation des réseaux sociaux, pour certains, précisent que les données personnelles des utilisateurs peuvent être indexées par des moteurs de recherche, mais la formation de jugement a considéré que la société n'est pas un moteur de recherche, son activité ne consistant pas en la mise en oeuvre d'une application permettant de retrouver des ressources extérieures à celles enregistrées dans ses bases. Par conséquent, PagesJaunes aurait dû procéder elle-même à l'information personnes sur son site.
A.B. - ©2011, 2012 www.boursier.com

