(Boursier.com) -- L'Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN), qui en France assure le contrôle de la fabrication et du suivi en fonctionnement des principaux équipements sous pression des réacteurs nucléaires, indique que lors de contrôles réalisés dans l'Hexagone, aucune cuve ne présentait de défauts de la nature de ceux mis en évidence à Doel 3, lors des examens de juillet 2012. Sur le site belge, les contrôles ont montré que "de nombreuses indications qui pourraient s'assimiler à de potentielles fissures ont été détectées".
En France, deux types de défauts de nature différente ont été détectés. Ils sont "identifiés, surveillés et ont fait l'objet d'informations de la part de l'ASN" assure la haute autorité du nucléaire.
D'une part, les défauts sous le revêtement des cuves sont des défauts isolés, bien identifiés, qui ne remettent pas en cause la qualité du métal sur une large zone et les raisons de leurs apparitions sont connues. "A ce titre, ils ne sont pas comparables aux défauts détectés sur la cuve de Doel 3 sur laquelle plusieurs milliers de défauts regroupés ont été observés".
D'autre part le défaut détecté dans une soudure de pénétration de fonds de cuves à Gravelines 1 en septembre 2011 a conduit l'ASN à demander une extension des contrôles réalisés. Le défaut détecté était situé dans une soudure de la pénétration, constituée d'un alliage pouvant être sensible à la corrosion sous contrainte dans certaines conditions. EDF a pu démontrer l'absence de nocivité de ces défauts à court terme et a mis hors service la pénétration concernée ainsi qu'un dispositif particulier de surveillance du fonds de cuves. L'ASN a demandé à EDF de lui proposer une solution de réparation permettant l'élimination définitive du défaut. De par sa localisation, sa nature, et son caractère isolé, le défaut détecté à Gravelines "n'est pas comparable aux défauts en cause à Doel 3".
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