(Boursier.com) -- Les équipementiers automobiles restent parmi les plus fortes baisses encore observées ce matin, ce qui fait de ce compartiment de la cote le plus directement touché par ce qu'il convient désormais d'appeler le "krach des dettes souveraines de l'été 2011".
Plastic Omnium accuse notamment un reflux de 40% à moins de 16 Euros ce matin, aussi violent que la fulgurante hausse qui l'avait porté jusqu'à 27 Euros le 22 juillet. Dans les mêmes proportions, Faurecia chute de 40% sur 15 jours, soit le double de la baisse moyenne de la bourse de Paris (le CAC40 vient de fondre de 20% en 12 séances). Pour Valeo, c'est 35% de perdu et 30% pour Michelin. Les constructeurs ne font guère mieux avec 30% de moins pour Peugeot et 27% pour Renault qui s'en sort finalement le mieux, soutenu par la relative bonne résistance du cours de son allié Nissan.
Au-delà des incertitudes économiques très préjudiciables à ce secteur directement conditionné à la consommation d'automobiles, une bonne nouvelle se dégage quand même : la baisse des prix des matières premières. Le mouvement de baisse commence aussi à devenir violent sur les matières premières qui représentent un poste très important de la rentabilité du secteur automobile. L'exemple le plus marquant est la baisse de 30% des cours du pétrole en trois mois mais les cours des métaux viennent aussi de connaître de sérieux décrochages...
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