(Boursier.com) -- La COMCO, le régulateur concurrentiel suisse, a interdit à l'association des fabricants, importateurs et fournisseurs de produits de cosmétique et de parfumerie (ASCOPA) ainsi qu'à ses membres d'échanger des informations sensibles relatives au marché. "Cet échange viole la loi sur les cartels car il permet aux entreprises d'adapter mutuellement leur comportement sur le marché. Les entreprises ne sont pas sanctionnées car leur comportement ne tombe pas dans la catégorie des comportements directement sanctionnables selon la loi", explique la COMCO.
L'organisation avait ouvert une enquête contre l'ASCOPA et contre ses membres sur la base d'une auto-dénonciation d'une des entreprises concernées. Les parties à la procédures sont les filiales et distributeurs suisses des principaux fabricants de la branche de la cosmétique de luxe, à savoir, Beauté Prestige, Bergerat, Bulgari Parfums, Chanel, Clarins, Coty, Deurocos Cosmetic, Doyat Diffusion, Elizabeth Arden, Estée Lauder, Kanebo Cosmetics, La Prairie Group/Juvena, Laboratoires Biologiques Arval, L'Oréal Produits de Luxe, Parfums Christian Dior, Parfums de Luxe Ltd, Parlux Diffusion, PC Parfums Cosmétiques, P&G Prestige Products, Puig, Richemont, Sisley, Star Cos, Tanner, Tschanz Distribution, Wodma 41, YSL Beauté.
"Les entreprises concernées s'étaient réunies en un cartel et avaient échangé mutuellement des informations sensibles sur les prix les chiffres d'affaires, les dépenses publicitaires et les conditions générales de vente. De cette manière, elles étaient en mesure d'adapter leur comportement sur le marché les unes par rapport aux autres", précise le régulateur, qui ajoute que si leur comportement n'était jusque-là pas directement punissable par la loi, une violation de la décision rendue ce jour ouvrirait la voie à des sanctions.
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