(Boursier.com) -- Le classement des 100 premiers éditeurs de logiciels français réalisé par l'AFDEL et PwC n'a pas révélé de gros bouleversements, avec un trio de tête toujours emmené par Dassault Systèmes, intouchable avec 1,61 milliard d'euros de revenus en 2011, suivi de Cegedim (307,5 millions d'euros) et de Murex (197,8 millions d'euros). Le palmarès n'intègre que la part logiciels de l'activité des entreprises. Axway (162,8 millions d'euros), Cegid (158,7 millions d'euros) et Linedata (103,1 millions d'euros) sont les autres acteurs dépassant le cap symbolique des 100 millions d'euros de revenus.
Globalement, les revenus des 100 entreprises concernées se sont accrus de 12% sur l'exercice, avec de fortes disparités cependant. "Cette croissance est loin d'être homogène, car sept sociétés connaissent une croissance supérieure à 50%, tandis que 17 autres constatent une baisse de leur chiffre d'affaires", souligne Pierre Marty, associé chez PwC. "Le marché français du logiciel se caractérise par une structure éclatée, entre le principal acteur qui représente 34% du chiffre d'affaires total du secteur, des entreprises de taille moyenne qui progressent souvent moins vite, et un foisonnement de petites structures innovantes", précisent les rédacteurs de l'enquête, qui ajoutent que les éditeurs manquent souvent de taille critique pour s'imposer.
Autre enseignement, le poids du "Saas", la distribution directe via internet, est en constante augmentation. Son chiffre d'affaires a représenté 8% des revenus contre 5% précédemment. La hausse de 47% en un an a porté ses revenus à 350 millions d'euros sur le panel de 100 sociétés. "Plus de 40 des 100 acteurs du Top 100 vendent tout ou partie de leurs solutions en Saas. Les éditeurs traditionnels favorisent désormais un modèle hybride ; un comportement qui va sans doute devenir très rapidement la norme", selon l'étude.
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