(Boursier.com) -- Laroche, qui est spécialisé la production et de la commercialisation de vins hauts de gamme, vient de publier les résultats du premier semestre de son exercice 2008-2009. Le résultat d'exploitation s'établit en hausse de +78%, avec un bénéfice net de 410 KE, contre 60 KE un an plus tôt. Cette amélioration des résultats résulte d'une augmentation tarifaire accompagnée d'une compression des charges d'exploitation.
Michel Laroche -le Président du Directoire de Laroche- est revenu, sur l'antenne d'Europe1, sur la mise en oeuvre de cette nouvelle politique tarifaire. Elle résulte en bonne part de l'inflation. "Quand on se replace un an en arrière, on constate des augmentations absolument dramatiques sur tous nos produits. Les 'matières sèches', les bouteilles, les cartons ont eu une inflation considérable. On a donc relevé nos tarifs cette année. Ce qui donne des résultats assez corrects, puisqu'on fait quand même 400.000 Euros de résultat sur le premier semestre" a estimé le dirigeant.
En revanche, le dirigeant se montre inquiet pour les 18 prochains mois. "On voit la crise qui commence à se profiler sur la fin de la période" considère M. Laroche. Il y a désormais un manque de visibilité dans la profession. "Face à la crise, personne ne sait très bien où on va en matière de réduction de chiffre d'affaires. On constate des reculs qui sont très forts sur les mois d'automne (de septembre à décembre)" déclare le spécialiste des vins.
Au sein de l'entreprise, la gouvernance se fait désormais au quotidien, et au coup par coup, et s'accompagne de mesures assez drastiques de réduction des dépenses. Face à ce "scénario assez noir" qui, selon Michel Laroche, annonce "pendant 18 mois, une période de récession très sévère", la direction "a mis en place des mesures d'économies qui vont baisser les charges de presque 3 Millions d'Euros, et avec ce niveau de dépenses, on est capable de faire face à des reculs de chiffre d'affaires qui atteindront 25%".
Parmi les mesures de réduction des charges d'exploitation, la société coupe sur ses budgets publicitaires, mais également procède à des compressions de personnel. Michel Laroche explique : "Les premiers budgets qui 'trinquent', ce sont les aspects communication, publicité et autres qui se voient sévèrement coupés. Ce sont des économies à tous les niveaux. Il faut aller chercher dans tous les comptes, absolument partout ! Malheureusement quand on n'a pas d'autre solution, il faut aussi passer par des licenciements de collaborateurs. Globalement, l'entreprise va avoir supprimé environ 7% de ses effectifs au cours de l'année".
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