(Boursier.com) -- Selon le sondage de l'IFOP effectué à la demande de l'association Pulse sur "les attentes des Français en matière de logement", les locataires se révèlent inquiets face à la pénurie de logements à loyer abordable dans un contexte de besoin accru de mobilité résidentielle. En effet, le logement arrive en 3ème position des préoccupations actuelles des Français, après le travail, la santé et avant la sécurité.
En quelques années, le malaise des classes moyennes face au logement s'est accentué, opposant une demande locative en croissance exponentielle à une offre de logements à loyer abordable structurellement faible. Par ailleurs, l'augmentation continue des prix de l'immobilier limite de plus en plus les possibilités d'accéder à la propriété.
Cette crise impacte non seulement les budgets des classes moyennes mais aussi leur parcours résidentiel.
Le logement intervient en 3ème position des enjeux de préoccupation des locataires français. Plus de 2/3 des locataires (69 %) déclarent être contraints de réduire d'autres postes de dépenses pour préserver le poste 'logement'. De 74 à 81% des locataires estiment que les niveaux de loyers sont trop élevés. Cette proportion impacte la consommation des ménages et par voie de conséquence la croissance économique du pays et les recettes de TVA.
La réalité de la préoccupation 'logement' est incontestable : 75% des locataires envisageraient de changer d'habitation, dont 66% d'entre eux d'ici 1 à 3 ans. La majorité des ménages en serait dissuadée. En, effet, 3 Français sur 4 pensent que trouver un logement remplissant leurs principaux critères de choix -superficie, loyer, qualité de vie- est difficile. L'inertie du marché locatif perçue par les locataires traduit une résignation non moins ancrée. Environ 63% d'entre eux affirment avoir déjà renoncé à s'installer dans une commune ou un quartier à cause du prix des loyers... tandis que 51% estiment que la question du logement est un facteur dissuasif pour changer de lieu de travail ou de région.
Parallèlement à la crainte d'une sédentarisation forcée se dessine un autre constat : celui de la variété du parcours résidentiel des actifs locataires. Le sondage révèle une autre tendance de fond : la durée d'occupation moyenne d'un logement varie entre 3 et 5 ans.
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