le 12/10/2009 à 09h03
(Boursier.com) -- Tandis qu'Orange (France Telecom), SFR (Vivendi) et Bouygues Télécom (Bouygues) s'opposent farouchement à l'attribution d'une 4ème licence de téléphonie mobile sur le marché français, arguant que le prix de négociations de 250 Millions d'Euros est insuffisant alors qu'ils ont déboursé plus de 600 ME pour s'implanter sur ce créneau commercial, Maxime Lombardini -le Directeur Général d'Iliad (marque Free)- a estimé le niveau de négociation de l'appel d'offre justifié...
"Il y a toujours une impression que les choses sont en faveur de dernier entrant. La réalité, c'est que la même chose a été vendue en Italie, il y a trois mois, 90 ME... La deuxième réalité, c'est que les opérateurs comparent des choses qui ne sont pas vraiment comparables... Ils ont payé 620 ME pour 15 MHz. La part du spectre qui est cédée est, dans notre cas, de 5 MHz, soit 3 fois moins. Cela veut dire que le prix est un peu supérieur à un tiers. Ce n'est pas absurde ! Ensuite, nous arrivons sur un marché où il y a déjà pratiquement 100% de pénétration, alors que les précédentes licences ont été attribuées quand le marché était à 60% de pénétration. Ce n'est pas pareil d'arriver sur un marché où tout le monde est déjà équipé, et un marché où tout est à faire" a expliqué le Directeur Général d'Iliad sur Europe 1.
Maxime Lombardini s'est ensuite défendu de vouloir casser le marché, estimant que les marges sont suffisamment larges pour laisser place un 4ème intervenant. "Les taux de marge sont aujourd'hui élevés dans le mobile ! A part l'industrie du luxe dans les belles années, il n'y a pas grand chose d'aussi rentable. Cela laisse beaucoup de place pour un peu plus de concurrence".
Le DG d'Iliad s'est ensuite voulu rassurant envers les opérateurs en place. Alors que Free a toujours fait d'une politique de prix offensive son cheval de bataille, Maxime Lombardini s'est défendu de vouloir détruire de la valeur commerciale. Iliad devrait, en fait, être perçu comme générateur d'innovation... "Si d'aventure nous avons cette licence, notre arrivée sera progressive. Nous n'allons pas casser le marché... Ce n'est pas notre objectif" a déclaré Maxime Lombardini avant d'ajouter : "Nous pensons, au contraire, que la concurrence dynamise l'investissement, oblige les opérateurs en place à maintenir leurs équipes, voire à les renforcer pour améliorer le service client, et à être davantage présent. Nous ne sommes pas du tout dans une dynamique de destruction de valeur. Le fait que le consommateur puisse récupérer un peu de pouvoir d'achat avec des prix de forfaits qui baissent un peu, je n'assimile pas cela à de la destruction de valeur !" a-t-il conclu.
A.S. - ©2009, 2012 www.boursier.com
Bonsoir,
Tout à fait d'accord, un acheteur avertit peu obtenir jusqu'à 70% de rabais sur le prix affiché d'un canapé cuir.
C'est pareil pour les chaussures et les vêtements.
Plus,une grande enseigne, implantée sur tout le territoire, vendait des blousons 34.90€, affichées préalablement à 160€, hors soldes en septembre.