(Boursier.com) -- Dans un entretien accordé au journal 'Le Monde', le financier Albert frère qui détient 9,4% de Suez via le Groupe Bruxelles Lambert (GBL) est revenu sur les coulisses du mariage de l'année entre GDF et Suez.
Si cette fusion préfigure une complète réorganisation du marché européen de l'énergie, et est annoncée par Albert frère comme "profitable à toutes les parties prenantes de la future entité", elle n'était pourtant pas évidente même si tous "ont toujours reconnu l'intérêt stratégique de ce rapprochement". Manifestement, Albert Frère n'a pas hésité à user de sa force de persuasion auprès des politiques pour pousser à ce rapprochement. L'investisseur ne dissimule d'ailleurs par son activisme à l'amont de la fusion : "mon partenaire et ami canadien, Paul Desmarais (ndlr : Pdg du groupe de presse Power Corporation of Canada), et moi avons eu l'occasion, en son temps, de confirmer clairement au Président de la République notre soutien au projet".
Revenant sur la participation de 35% de l'État français au sein de la nouvelle entité GDF Suez, Albert Frère considère que ce maintien "sera un atout, car c'est un gage de stabilité pour les activités d'un groupe qui exerce des métiers à long terme. L'Etat français est un actionnaire avisé qui sera soucieux (...) de veiller comme il se doit au développement de l'entreprise".
GDF Suez présentera une capitalisation boursière de quelque 90 Milliards d'Euros pour un chiffre d'affaires de 72 MdsE.
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