(Boursier.com) -- Dans un entretien accordé au journal 'Le Monde', le financier belge Albert Frère n'a pas exclu d'accroître sa participation au sein de Suez Environnement, la société qui, pour des raisons de taille et de mariage entre égaux, va être détachée de Suez par 'spin-off' lors de sa fusion avec Gaz de France. Ce dernier a déclaré dans cet entretien au quotidien du soir : "le pacte dont GBL est signataire organise la stabilité de l'actionnariat de Suez Environnement autour de GDF Suez et de ses principaux actionnaires. Ils en détiennent 12% et GDF Suez, pour sa part, détient 35%. C'est la cible que nous visons... Si vous ajoutez à cela 2% d'actionnariat salarié, vous vous rapprochez de 50%. Cela étant, il n'est pas exclu que nous envisagions d'accroître notre intérêt dans Suez Environnement. Tout dépendra des opportunités et, bien sûr, des marchés".
Manifestement, si pour Albert Frère l'échéance de ce renforcement reste une question de temps et d'opportunité, l'investisseur belge a bien réfléchi au potentiel de Suez Environnement. Il observe ainsi que le groupe comporte pas mal d'atouts : Il "est doté d'une gouvernance propre, d'un actionnariat stable, d'une structure financière solide et d'une grande visibilité sur les marchés grâce à sa cotation. Si l'on ajoute le soutien de GDF Suez et les synergies liées aux métiers, je pense notamment aux activités que le groupe développe au Moyen-Orient --centrales électriques, dessalement de l'eau de mer, traitement des eaux et des déchets-- Suez Environnement est dans une situation qui lui permet de bénéficier du meilleur des deux mondes : un accès visible aux marchés financiers et une protection du capital".
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