(Boursier.com) -- Le conseil d'administration de la Foncière Paris France, réuni hier, a pu étudier l'expertise indépendante rendue par Détroyat et Associés concernant l'offre de rachat modifiée formulée par PHRV, qui a proposé 110 Euros par action FPF au lieu des 100 Euros initialement proposé et supprimé le seuil de renonciation à l'OPA, fixé dans un premier temps à 50,01% du capital.
L'analyse montre que le projet d'offre en surenchère "fait apparaître une décote d'encore 19,6% sur la référence de l'Actif Net Réévalué EPRA au 30 juin 2011", qui se monte à 135,19 Euros, "décote qui devrait d'ailleurs augmenter sur l'ANR EPRA estimé au 31/12/2011". En outre, l'abandon du seuil de renonciation par l'initiateur "aboutit de fait à faciliter une prise de contrôle rampante de la société, que l'initiateur a d'ailleurs commencé à mettre en oeuvre par l'acquisition d'actions sur le marché, aboutissant aujourd'hui à une détention commune avec Cofitem-Cofimur, qui agit de concert avec lui, de 29,54% du capital de Foncière Paris France, soit un niveau immédiatement en-dessous du seuil de déclenchement d'une OPA obligatoire", a noté le conseil.
Par conséquent, le conseil d'administration considère unanimement, à l'exception du représentant de Cofitem-Cofimur, que l'opération proposée reste encore sous-évaluée et ne traduit toujours pas un juste prix pour les intérêts financiers des actionnaires et autres porteurs de titres donnant accès au capital de Foncière Paris France. Il n'est cependant pas fermé à une opération entre les deux sociétés et incite l'initiateur à "relever le prix de son offre à un niveau plus proche de la valeur intrinsèque de la société". Une résolution anti-OPA a été inscrite en vue de l'assemblée générale prévue aujourd'hui même, puisque des "bons Breton" seront soumis au vote des actionnaires. Mais le conseil ne souhaite pas entamer une guerre de tranchées et "demande à l'initiateur d'engager au plus tôt un dialogue constructif avec l'ensemble des parties".
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