(Boursier.com) -- Exel Industries, le spécialiste des équipements de pulvérisation professionnels, a achevé son exercice 2010/2011 sur des revenus en hausse de 12,7% à 430,1 Millions d'Euros, tandis que le résultat opérationnel courant s'appréciait de 2% à 20,2 ME. Il en résulte une marge en repli de 5,2 à 4,7%. Le bénéfice net est en retrait de -22% à 13,1 ME, du fait d'un résultat financier négatif de -4,1 ME alors qu'il était positif de 5,5 ME un an avant. Ces chiffres sont fournis à partir d'une base retraitée pour l'exercice 2009/2010, après le reclassement de 2,8 ME de chiffre d`affaires de projets automobiles facturés par la filiale nord-américaine de manière trop anticipée. "Des mesures correctives ont été immédiatement mises en place en matière de procédures et de management pour assurer une gestion des projets automobiles conforme aux règles prudentielles du groupe", souligne la direction. Un dividende de 0,49 Euro sera proposé aux actionnaires, après 0,64 Euro un an avant.
La moyenne des attentes de six analystes fournie par un bureau d'études ressortait à 21,1 ME de résultat opérationnel courant, soit 4,9% de marge, et 13,4 ME de bénéfice net. Exel est donc un peu en-deçà des attentes sur l'exercice.
Parmi les mauvaises nouvelles de la publication, figure un cash-flow d'exploitation déficitaire de -0,6 ME, après un niveau positif de 38,3 ME un an auparavant. Comme les marges, il a été grevé par des retards de livraisons sur des prises de commandes "très élevées" au second semestre. "Ainsi, certaines livraisons qui auraient dû avoir lieu au quatrième trimestre ont été facturées sur le premier trimestre de l`exercice 2011 / 2012", indique l'entreprise. Les fonds propres se sont accrus de 10 ME pour atteindre 187 ME, et représentent plus de 51% du bilan, qui ressort à 363,8 ME, en forte hausse de 37 ME du fait de l'évolution des stocks. "Cet effet de cut-off pénalise sur fin août 2011 la performance de désendettement traditionnelle du groupe", explique le management, qui souligne cependant que la dette financière nette est stable à 12,5 ME et que le taux d'endettement atteint son plancher de quatre ans à 6,7%.
"Nous sommes certes satisfaits d`une progression des ventes de 12,8% mais nous aurions pu afficher un résultat opérationnel courant encore meilleur, alors qu`il reste sur le même niveau que l`an passé", explique le directeur général Guerric Ballu, qui regrette les tensions de fabrication et "une gestion non optimale de certains projets dans l`industrie" qui a grevé les marges et gonflé les stocks. "Le modèle économique du Groupe, celui d`une fédération de PME dynamiques à l`International, a prouvé sa capacité à traverser des périodes difficiles en préservant nos résultats et nos bilans", a-t-il poursuivi, sans toutefois chiffres ses ambitions. "Nos ambitions vont au-delà du niveau actuel de marge opérationnelle. Nos potentiels sont réels par la poursuite de l`Internationalisation, également par des prix de vente reflétant mieux nos avantages concurrentiels. Dans l`industrie, nous avons aligné la gestion de projets des nouvelles filiales en fort développement, sur les standards du Groupe. L`effet sera visible sur 2011 / 2012", conclut Guerric Ballu.
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