(Boursier.com) -- EDF Energies Nouvelles et son consortium (Dong Energy, wdp Offshore et Nass&Wind Europe), dont le fournisseur est Alstom, ont déposé hier leurs projets pour quatre sites (sur 5 possibles) dans le cadre de l'appel d'offres gouvernementale pour l'éolien offshore français. Ils concourront donc à Saint-Nazaire, Saint-Brieuc, Courseulles-sur-Mer et Fécamp. EDF insiste sur le fait que l'éolienne fournie par Alstom serait la "seule entièrement fabriquée en France" et que cela créerait " une véritable filière industrielle pérenne et à terme exportatrice d'une technologie française". Le consortium pense pouvoir créer 7.500 emplois.
Le plan industriel prévoit l'installation de quatre usines Alstom sur deux sites, à Saint-Nazaire et à Cherbourg, pour fabriquer tous les composants clés de l'éolienne, et jusqu'à 8 unités de pour la construction des fondations et l'assemblage des éoliennes dans les ports de Saint-Nazaire, Brest, Cherbourg et Le Havre, ainsi que quatre centres d'exploitation-maintenance dans les ports de proximité de La Turballe, Saint-Quay-Portrieux, Caen-Ouistreham et Fécamp.
Un autre consortium, GDF Suez, Vinci et CDC Infrastructure, a indiqué avoir remis son dossier de candidature pour 4 des 5 zones prévues, à savoir Courseulles-sur-Mer, Dieppe-Le Tréport, Fécamp et Saint-Brieuc. Il s'appuiera sur Areva (Courseulles-sur-Mer, Dieppe-Le Tréport et Fécamp) et Siemens (Saint-Brieuc) pour les éoliennes. Il estime que jusqu'à 80% de l'activité générée par le marché des éoliennes en mer (achats, production, sous-traitance) pourra être développée en France, contribuant ainsi au développement économique des régions concernées et à la création d'une véritable filière de formation. Ces emplois seront liés à la construction des éoliennes (phase de 3 à 6 ans) et à leur exploitation (20 ans et plus).
Enfin, Iberdrola aura fort à faire face à ce déferlement d'industriels français. Le groupe espagnol ne cible que deux zones, celles de Saint-Nazaire et Saint-Brieuc, en s'appuyant sur Technip et sur Areva, respectivement pour l'ingénierie et les turbines, mais aussi sur Eole-Res et Neoen Marine.
Le gouvernement français entend favoriser le développement de 6.000 MW d'éolien en mer d'ici 2020 via cet appel d'offres. L'investissement représente quelques 10 Milliards d'Euros. Les présélections auront lieu dès avril prochain et l'attribution finale en 2013.
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