(Boursier.com) -- Dans une interview aux 'Echos', Robert Zolade, le patron d'Elior revient sur son projet d'OPA : "la Bourse ne paraît pas aujourd'hui un support adapté à la période à venir" explique le fondateur du groupe et actionnaire de référence qui poursuit : "Je veux continuer à m'impliquer dans le management, d'où le futur statut en commandite pour le holding HBI. J'ai donc cherché des investisseurs prêts à nous accompagner dans ce cadre-là. Nous sommes mariés pour au moins sept ans avec Charterhouse et Chequers Capital, ce qui est particulièrement long pour des fonds" ...
Critiqué par certains analystes sur le niveau de valorisation de l'offre, le dirigeant se justifie : "La réelle attractivité de l'offre ne se mesure pas par rapport au cours de vendredi dernier, mais au parcours boursier précédant le 11 janvier et le déclenchement de la spéculation boursière. La prime est de facto de 22,5% par rapport au cours moyen pour les six mois précédant le début de cette spéculation, ce qui est l'élément de référence" ... "Cela étant, il est possible que les actionnaires n'apportent pas leurs titres, mais notre objectif est d'abord d'atteindre le seuil des deux tiers des droits de vote, seuil minimal et symbolique d'une détention du pouvoir lors des assemblées générales. Si nous ne l'atteignons pas, Elior continuera de mener à bien son projet d'entreprise mais il y a un risque que le cours baisse en cas d'échec. Si l'offre est couronnée de succès et dépasse le seuil de 95%, nous pourrons réaliser une offre de retrait et proposer une porte de sortie à ceux qui auraient conservé leurs titres. Il y a aussi une hypothèse centrale, dans laquelle je me place, l'obtention de 67% à 95% des droits de vote. Elior restera alors une société cotée avec un actionnaire majoritaire et commandité et des commanditaires minoritaires".
Rappelons que l'offre lancée par Holding Bercy Investissement (HBI), société contrôlée par Robert Zolade, sur les actions Elior a été fixée au prix de 13,4 Euros.
H.C. - ©2006, 2012 www.boursier.com

