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EDF : après Flamanville, le calendrier des EPR anglais dérape aussi !...

EDF : après Flamanville, le calendrier des EPR anglais dérape aussi !...
EDF : après Flamanville, le calendrier des EPR anglais dérape aussi !...
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Après avoir annoncé de nouveaux retards et surcoûts dans la construction du réacteur EPR de Flamanville, dans la Manche, EDF s'est efforcé de rassurer au sujet de ses projets de construction de 2 réacteurs du même type en Grande-Bretagne, à Hinkley Point.

Lors d'une conférence de presse, le PDG de l'électricien public français, Jean-Bernard Lévy, s'est dit confiant dans la réussite du projet de Hinkley Point, qui a été "conçu sur le modèle de Flamanville mais prendra en compte les leçons tirées de Flamanville". Si le calendrier de démarrage de 2023 ne sera sans doute pas tenu, les coûts eux, ne devraient pas déraper, a poursuivi le dirigeant...

L'EPR britannique repoussé au-delà de 2023

La décision finale d'investissement, qui sera le feu vert définitif au projet britannique, est "irréversible" et elle sera annoncée "dès que possible". "Le gouvernement britannique et EDF continuent à travailler ensemble pour finaliser le projet", a déclaré de son côté le ministère de l'Energie mercredi à Londres.

Initialement prévue pour l'été 2014, la décision d'investissement a été repoussée et pourrait intervenir le mois prochain, à l'occasion de la visite d'Etat, en Grande-Bretagne, du président chinois Xi Jinping, selon des sources proches du dossier.

Pour autant, le calendrier du démarrage du premier réacteur britannique, initialement évoqué pour 2017, puis pour 2023, n'est pas confirmé, et il devrait encore être repoussé, car le chantier a pris du retard. Prudent, Jean-Bernard Lévy s'est contenté de d'indiquer que la date de mise en service de la centrale anglaise sera précisée au moment de la décision finale d'investissement.

L'EPR de Flamanville, qualifié de "prototype" par le patron d'EDF, a vu ses coûts flamber de 3 MdsE et à 10,5 MdsE, tandis que son calendrier de démarrage a été repoussé progressivement de 2012 à 2018. La nouvelle estimation de coûts, qui correspond environ à celle faite pour les deux réacteurs anglais (22 MdsE) est désormais réaliste, a cependant assuré le PDG d'EDF.

EDF majoritaire dans Hinkley Point dans un premier temps

Jean-Bernard Lévy a aussi précisé qu'EDF détiendra finalement la majorité du consortium britannique, aux côtés d'investisseurs chinois, CGN et CNNC, du moins dans un premier temps. "Ce qui ne veut pas dire qu'il n'y aura pas, ultérieurement, l'ouverture à d'autres partenaires", a précisé le PDG.

EDF souhaitait en effet initialement détenir une part minoritaire dans le projet, ce qui lui aurait notamment permis de ne pas consolider Hinkley Point dans ses comptes.

Areva aurait dû prendre 10% du projet, mais les déboires financiers du groupe nucléaire ont eu raison de cette ambition. Des négociations ont aussi eu lieu avec d'autres partenaires potentiels, notamment saoudiens, pour prendre 15% du projet, mais elles n'ont pas encore abouti.

Finalement, EDF et les chinois seraient seuls au tour de table, "pour être pragmatiques, (et) pour aller vite dans cette première étape", a expliqué M. Lévy.

La presse britannique s'inquiète cependant d'éventuels surcoûts de ce "chantier du siècle", et suggère au gouvernement de favoriser d'autres projets de réacteurs nucléaires moins onéreux et moins ambitieux techniquement que l'EPR. Le soutien financier du gouvernement britannique au projet, via un prix de vente garanti pour la future électricité produite à Hinkley Point fait aussi grincer des dents en Grande-Bretagne.

La Commission européenne a cependant approuvé le chantier en octobre 2014, concluant que "le projet britannique amendé visant à subventionner la construction et l'exploitation" de cette centrale était "conforme aux règles de l'UE en matière d'aides".

En Bourse, l'action EDF a été malmenée mercredi après l'annonce par le groupe des derniers déboires de l'EPR de Flamanville et par les incertitudes entourant encore ses projets en Grande-Bretagne.

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