(Boursier.com) -- EADS fête ces jours-ci ses dix ans d'existence... A cette occasion, son patron Louis Gallois estime que le projet aéronautique européen a été un succès, et que le renforcement récent du couple franco-allemand va profiter à EADS.
Dans un entretien publié ce matin par 'Le Figaro', le président exécutif d'EADS affirme ainsi que "le couple franco-allemand sort renforcé de la crise et a montré une nouvelle capacité à avancer en commun. Français et Allemands sont tombés d'accord sur des propositions communes, portées au niveau européen, puis au G20. Cela crée un climat positif pour EADS".
Le dirigeant appelle l'Europe à "mettre en commun ses ressources technologiques si elle veut assurer son autonomie et son rang parmi les grandes puissances", et estime que le "repli sur soi est impossible dans le secteur des hautes technologies"... L'avenir de l'industrie de défense, de l'espace et de l'aéronautique "ne peut être qu'européen", ajoute Louis Gallois, en citant des programmes comme Ariane V, l'A 380 ou l'A 400 M.
Rappelons que l'actionnariat d'EADS repose sur un fragile équilibre franco-allemand, au sein duquel les rivalités politiques ou personnelles ont souvent conduit à des tensions et des blocages au niveau de la gouvernance du groupe. Les retards accumulés sur le programme de l'Airbus A380, l'affaire des stocks-options des dirigeants et une enquête pour délits d'initiés, ont conduit en 2007 à une refonte en profondeur de la gouvernance du groupe.
Louis Gallois, qui préside EADS depuis deux ans, estime que l'objectif initial du groupe a été atteint, à savoir créer "le seul groupe aérospatial et de défense dans le monde capable de soutenir la comparaison avec les géants américains" en matière d'aéronautique et de défense...
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