(Boursier.com) -- Avec la moisson de commandes enregistrées au 'Salon Aéronautique de Farnborough 2008' (Angleterre), Fabrice Brégier --Directeur Général d'Airbus-- est revenu sur l'état de santé du secteur aéronautique, soulignant qu'il ne nourrit pas d'inquiétude particulière quant à sa vitalité.
Les 256 appareils commandés pour une valeur catalogue de 40,5 Milliards de Dollars laissent M. Brégier optimiste. Pour lui, le marché reste porteur dans des régions en développement comme le Moyen-Orient et l'Asie. La dynamique acheteuse de ces nations émergentes est un véritable soutien sectoriel. Evoquant la bonne tenue des ventes du groupe au salon de Farnborough, le DG d'Airbus a d'ailleurs déclaré sur BFM : "Nous n'étions pas très inquiets, parce qu'il y a maintenant des régions du monde en très gros développement. On a beaucoup de clients du Moyen-Orient : Dubaï, Qatar, les Émirats Arabes Unis, l'Arabie Saoudite".
Selon Fabrice Brégier il existe en revanche des disparités géographiques de 'bonne santé' sectorielle. Si le marché est relativement favorable dans les "deux zones en forte croissance : le Moyen-Orient et l'Asie" (...) où "le marché se développe plus rapidement", l'approche commerciale est cependant plus difficile auprès d'intervenants historiques éprouvant, comme aux Etats-Unis, de réelles difficultés financières : "Aux États-Unis, la difficulté c'est que les compagnies aériennes ont souffert depuis une dizaine d'années, et ont de vieilles flottes. Ces vieilles flottes consomment beaucoup plus de carburant que nos avions de nouvelle génération. Elles doivent donc réinvestir. C'est pour cela que ce marché est en difficulté."
Fabrice Brégier a expliqué que le marché aéronautique a cependant évolué. Il est en effet soutenu par le développement de financements d'achats 'en leasing'. Les "compagnies de leasing (...) savent qu'il y a un marché, et comme beaucoup de compagnies aériennes n'ont pas les moyens d'investir financièrement dans de nouveaux avions, elles prennent le relais".
En assurant les relais de liquidités de certains intervenants, ces sociétés de leasing permettent, en quelque sorte, la fluidité et le dynamisme du marché. La démarche est particulièrement vraie pour l'Amérique du Nord où le Directeur Général d'Airbus observe : "on essaie de trouver des montages financiers avec des sociétés de leasing ou avec des partenaires financiers. C'est là que les sociétés de leasing ont un grand rôle à jouer, sur les absorptions des à-coups pour permettre à des sociétés un peu sous-capitalisées de renouveler leur flotte, de regagner en position de marché, et de pouvoir passer un cap un peu difficile".
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