(Boursier.com) -- Le premier semestre d'EADS se solde par un chiffre d'affaires en croissance de 1% à 20,308 Milliards d'Euros, pour un EBITA de 1,15 MdE, en baisse de -31%, et un EBIT de 406 ME, divisé de moitié en glissement annuel (-54%). Le bénéfice net suit la même tendance en chutant de -51% à 185 ME. La société indique que son flux de trésorerie disponible atteint -737 ME sur la période, ou -470 ME avant financement-client. Quand aux prises de commandes, elles se sont accrues de 79% à 30,76 MdsE, ce qui permet de regonfler le carnet de 17% à 454,5 MdsE par rapport à la fin 2009. La part de la défense s'y tasse cependant de -1% à 56,57 MdsE. La trésorerie nette de l'entreprise a reculé de -10% depuis le 31 décembre dernier à 8,86 MdsE.
Pour le premier semestre, le consensus Bloomberg s'établissait à 20,37 Milliards d'Euros de chiffre d'affaires (fourchette 18,81 à 22,01 MdsE) pour un EBIT de 422,37 ME (fourchette de 284 à 600 ME).
"Nos priorités absolues pour cette année demeurent claires : améliorer notre productivité sur l'A380, développer de l'A350 et finaliser l'amendement au contrat de l'A400M avec les États clients", a souligné le président Louis Gallois. Le management précise également que le raffermissement du dollar, "s'il perdure", devrait améliorer la rentabilité au-delà de 2012, tandis qu'à court terme, l'exposition nette d'EADS est presqu'entièrement couverte. À fin juin 2010, la valeur au prix du marché du portefeuille de couvertures du groupe au taux de clôture s'établit en négatif à 4,2 MdsE nets d'impôts, affectant les capitaux propres. "Cet impact négatif sur les capitaux propres va se résorber à mesure que les couvertures actuelles vont arriver à terme et/ou que le dollar poursuit sa dépréciation", indique le management.
Côté perspectives, EADS précise que ses anticipations reposent sur une hypothèse de 1 Euro pour 1,35 Dollar comme taux moyen au second semestre et comme taux de clôture au 31 décembre. "Le groupe revoit à la hausse ses prévisions de commandes, chiffre d'affaires, rentabilité sous-jacente et flux de trésorerie disponible", explique-t-il. Ainsi grâce au grand succès du Salon de Farnborough, Airbus a relevé son objectif de commandes brutes pour l'exercice à plus de 400 appareils. La cadence de production des avions monocouloirs va passer à 36 unités par mois dès la fin de cette année, pour atteindre le rythme mensuel de 38 au 3ème trimestre 2011 et 40 dès le 1er trimestre 2012. En revanche, le marché des hélicoptères civils et les commandes associées devraient être moroses au second semestre 2010. "En l'état actuel, les pressions qui s'exercent sur les budgets de défense et institutionnels ne devraient pas produire d'effets majeurs en 2010", selon le groupe, qui ajoute qu'Airbus devrait livrer cette année quelque 500 appareils, alors qu'Eurocopter en livrera un peu moins que l'année dernière.
En données chiffrées, le groupe devrait dépasser 44 MdsE de chiffre d'affaires sur l'année (le consensus est actuellement à 43,29 MdsE), tandis que l'EBIT avant éléments non-récurrents devrait avoisiner 1,2 MdE (consensus à 1,12 MdE), pour un EBIT brut proche de 1 MdE comme annoncé précédemment. "À l'avenir, la performance de l'EBIT d'EADS dépendra de la capacité du groupe à exécuter les programmes A400M, A380 et A350 XWB conformément aux engagements passés avec ses clients", indique l'entreprise. EADS revoit également à la hausse son objectif de flux de trésorerie disponible. "En effet, sous réserve de paiements soutenus en fin d'année des clients institutionnels et gouvernementaux ainsi que de l'anticipation des acomptes sur livraisons pour le programme A400M, le flux de trésorerie disponible avant financement-clients devrait être neutre", explique la société, tandis que le flux de trésorerie disponible après financement-clients devrait être négatif en raison de décaissements pour financement-clients à hauteur d'environ ME.
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