(Boursier.com) -- Grosse chute pour le titre Cybergun ce mercredi suite à la publication de résultats annuels décevants. En fin de matinée, la valeur abandonne plus de 16% à 3,16 euros...
Malgré un chiffre d'affaires en hausse de 14,9% à 84,7 Millions d'euros, le spécialiste des armes factices affiche sur l'exercice 2011-2012 une perte opérationnelle de 17,8 ME contre un profit de 7,3 ME un an plus tôt tandis que le résultat net, part du groupe, ressort dans le rouge à hauteur de -22,6 ME contre un bénéfice de 4 ME un an auparavant. La marge d'Ebitda s'érode de 4,2 pts à 6,8%, un niveau proche du bas de fourchette de la guidance de la société (7-9%). Le ROC recule de 66,2% à 2,5 ME et la MOC de 7 pts à 3%, contre des anticipations respectives de 4,8 ME et 5,6%, note Gilbert Dupont.
Au vu des performances décevantes et d'un retour sur investissements incertain, le groupe décide de solder sa diversification dans les jeux vidéo démarrée en avril 2011. Ceci se traduit par 20,3 ME de dépréciations d'actifs incluant l'intégralité du goodwill sur la société américaine I2G pour 16 ME, une provision sur les jeux en co-production pour 3 ME et la perte liée à la cession des droits du jeu Blackwater. Le recentrage sur le métier historique impacte aussi le bilan. Ainsi les fonds propres sont ramenés en un an de 20,4 ME à 14 ME au 31/12/2012, précise le broker.
Les revenus du premier trimestre affichent un repli de 11,4% (-17,4% à taux de change constants) à 17,1 ME. Ce repli s'explique par un effet de base élevé et une activité difficile en Europe.
La société se fixe désormais pour objectif prioritaire d'améliorer fortement sa capacité d'autofinancement par une réduction de ses charges opérationnelles (programme d'économies en cours) et de réduire son besoin en fonds de roulement par une optimisation de ses stocks. Le groupe n'envisage aucune opération de croissance externe et prévoit un arrêt de ses investissements significatifs dans le développement de nouveaux jeux vidéo. Concernant les objectifs 2012-2013, le management anticipe un chiffre d'affaires flat, et une marge d'Ebitda d'environ 8% contre 6,8% en 2011-2012.
Suite à cette annonce, GD dégrade le dossier d'"accumuler" à "alléger". Le désendettement devrait être progressif au vu des mesures prises, ce qui ne permet pas de lever rapidement les incertitudes sur la solvabilité du groupe, estime le courtier.
JB.A. - ©2012, 2013 www.boursier.com

