le 30/12/2009 à 08h24
(Boursier.com) -- Selon un avis Euronext, Couach sera radié demain de la Bourse de Paris suite à sa liquidation judiciaire.
La société a été reprise par l'industriel Fabrice Vial en juin dernier, par décision du Tribunal de Commerce de Bordeaux, et a été renommée "Chantier Naval Couach" (CNC). C'est l'entité Couach qui est aujourd'hui retirée de la cote.
Couach annonçait il y a six mois avoir comme priorité la finition des yachts de 50 mètres et 37 mètres en cours de production et qui devaient être livrés à leurs propriétaires pour la saison 2010. La poursuite de l'activité de "refit" (rénovation, transformation, entretien...) de Méga-Yachts en méditerranée (chantier IMS) était également au coeur de la stratégie de développement du groupe.
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La bonne idée, en la matière, ce serait peut-être de lever toute ambigüité sur l'identité de la société concernée. Telle qu'elle est rédigée, la brève laisse à penser que la reprise opérée en Juin dernier a finalement échoué et que la liquidation vient constater cet échec, entraînant la radiation de la cote ; est-on bien certain que c'est de cela dont il s'agit ?
Ce qui est certain, c'est que la société COUACH a fait l'objet d'un redressement judiciaire et que dans ce cadre, une société CNC, constituée par une tierce personne (dont il est indiqué qu'il s'appelle Fabrice Vial) a proposé un plan de cession auquel le tribunal de commerce de Bordeaux a fait droit ; mais il ne faut pas se tromper, ce qu'a racheté CNC, c'est l'entreprise exploitée par la société COUACH, pas la société elle-même ; dans le cadre de la cession, elle est devenue propriétaire d'un certain nombre d'actifs et la société COUACH a reçu le prix de la transaction ; depuis la loi du 26 Juillet 2005 (dite loi de sauvegarde) entrée en vigueur le 1er Janvier 2006, le plan de cession ne met plus fin au redressement judiciaire qui ne peut plus prendre fin désormais que par le biais soit d'un plan de continuation (organisant la poursuite de l'activité et le règlement des dettes) soit d'une liquidation judiciaire ; c'est la raison pour laquelle le tribunal de commerce de Bordeaux a été amené à prononcer la conversion du redressement judiciaire de COUACH en liquidation judiciaire mais ce n'est pas aujourd'hui, c'était le 17 Juin 2009 ; nous parlons ici de la société immatriculée B 469 202 485.
Celle qui a racheté, c'est la société CNC ("Chantier Naval Couach") immatriculée B 511 791 410 ; et elle n'est certainement pas cotée, puisqu'il s'agit d'une société par actions simplifiée (ces sociétés ne peuvent pas faire appel public à l'épargne).
Donc, pour résumer, la radiation de la cote (et donc la brève) concerne la société COUACH, celle qui exploitait le chantier naval jusqu'en Juin dernier ; cette radiation de la cote fait suite à la liquidation judiciaire prononcée en Juin dernier par le tribunal de commerce de Bordeaux ; cette liquidation judiciaire est la conséquence inéluctable du plan de cession (arrêté le jour même), en vertu duquel la majeure partie des actifs de la société COUACH était cédée à la société CNC.
Alors bon, peut-être que la reprise par CNC est un échec dont l'auteur de la brève est informé, ce qui transparaît dans cette brève ; mais cette information ne peut pas être déduite (comme ça semble pourtant être le cas dans cette brève) des seules décision de liquidation judiciaire prononcée par le tribunal de commerce de Bordeaux et de radiation de la cote décidée par Euronext.