(Boursier.com) -- Dans les colonnes de Ouest France, Gilles Cadoudal, PDG de Celeos s'exprime aujourd'hui pour la première fois depuis le dépôt de bilan en date du 3 septembre.
Le patron, amer, retrace l'historique qui a amené à la situation actuelle : "Il fallait renforcer nos fonds propres. Il y a un an, une banque s'est dite intéressée. Le dossier avançait. Elle a finalement laissé tomber en janvier en invoquant de lourdes pertes liées aux subprimes. On était alors encore en progression de commandes. Au printemps, nous avons réinjecté des fonds mais les ventes ont commencé à décrocher. Notre tort, c'est de ne pas avoir fait rentrer assez tôt un partenaire solide. Il s'en est fallu de quelques semaines."
Rappelons que Celeos, en redressement judiciaire, bénéficie d'une période d'observation de 6 mois. Certaines activités se poursuivent donc : "Il y a 80 opérations immobilières en cours. Des opérations couvertes par une garantie bancaire d'achèvement dont l'exécution fait l'objet d'un bras de fer d'une violence qu'on ne peut imaginer avec les banques. Pas avec les banques régionales qui se sentent impliquées mais avec les banques nationales ou étrangères. Seules cinq à sept opérations sont arrêtées momentanément. Mais ça va se régler. Céléos continue à livrer 200 logements par mois."
Gilles Cadoudal cherche désormais des actionnaires pour entrer au capital. Sans cela, Celeos devrait certainement être mis en liquidation. "Il faut de l'argent frais pour redémarrer de nouvelles opérations, rassurer les banques. Une douzaine de fonds d'investissements s'est manifestée", indique le patron de Celeos qui vise 100 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2009. Avant son dépôt de bilan, le promoteur réalisait plus de 200 ME de chiffre d'affaires. En bourse, le titre est suspendu depuis fin août.
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