(Boursier.com) -- Credit Suisse revient aujourd'hui sur les articles de presse (FT Deutschland) indiquant que le financier Karl-Walter Freitag s'est invité au capital de Tchibo Holding, laquelle société détient aujourd'hui 50,46% des parts et 56,06% des droits de vote de Beiersdorf. L'apparition (si elle se confirme) d'un actionnaire non familial aux côtés des Herz pourrait amener Tchibo Holding à envisager sous un nouvel angle son investissement dans Beiersdorf, suppute l'analyste, en précisant qu'à ce stade aucune piste n'apparaît évidente. Néanmoins, vu la trésorerie que continue à accumuler Beiersdorf, un rachat du flottant est théoriquement possible. Alternativement, Beiersdorf pourrait se tourner vers des cibles externes d'envergure. Stratégiquement, Clarins tout comme Revlon feraient sens, pour l'analyste - Clarins sans doute plus désirable, mais Revlon plus abordable.
En tout état de cause la clé du parcours de l'action Beiersdorf réside davantage dans son bilan que dans son compte de résultat. La trésorerie atteint 1,2 Milliard d'Euros (10% du capital), et vu l'absence de rachats d'actions et le faible dividende, elle devrait monter à 3 Milliards en 2010, calcule Credit Suisse. En ajoutant la valeur des titres auto-détenus (1,2 Milliards de plus) et une possible vente de Tesa, filiale de Beiersdorf spécialisée dans les adhésifs (au moins 1 Milliard également), la puissance de feu du groupe (avant tout recours à endettement) est évocatrice...
Prenant en compte la possibilité d'une opération de nature à transformer le groupe, Credit Suisse relève donc son objectif de 39 à 57 euros. Son opinion demeure "neutre" à ce stade.
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