(Boursier.com) -- Pour éviter un nouveau "credit crunch", la France et l'Allemagne feraient pression sur Bruxelles et sur les autorités bancaires pour assouplir les nouvelles règles bancaires internationales, dites "Bâle II"... Selon le 'Financial Times' du jour, les ministres des Finances François Baroin et Wolfgang Schauble, qui doivent se rencontrent ce lundi à Paris, devraient communiquer à ce sujet...
Ce document, dont le quotidien financier britannique s'est procuré une version non définitive, demande un traitement spécial pour les banques des deux pays qui possèdent aussi des compagnies d'assurances, ainsi qu'un report de trois ans, de 2015 à 2018, de la date-butoir pour la publication obligatoire par les banques de leurs ratios de solvabilité... En outre, Paris et Berlin demanderaient des règles capitalistiques moins strictes pour les crédits aux PME.
La France et l'Allemagne entendent ainsi atténuer "les effets négatifs" sur la croissance qu'entraînerait l'application des projets actuels de Bâle III. Les institutions européennes doivent "s'accorder sur un calendrier de régulation des marchés financiers de l'UE, tout en tenant compte de son impact sur le financement de l'économie réelle", prévient le document.
Actuellement, Bâle III interdit à une banque propriétaire d'un assureur de compter les fonds propres de ce dernier deux fois (dans le bilan de l'assureur et dans celui de la banque). Une évolution de cette règle bénéficierait notamment aux banque françaises Société Générale et Crédit agricole, précise encore le 'FT', qui anticipe une colère de Londres au sujet de cette demande de dérogation franco-allemande... Les deux titres SG et CA poursuivent leur rebond ce lundi en Bourse de Paris de 9% et 6%...
Londres envisage de son côté d'imposer à ses banques des règles encore plus strictes que Bâle III, avec la séparation de leurs activités de détail et d'investissement et une publication avancée, peut-être dès 2013, de leurs ratios de solvabilité...
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